Archive de la catégorie «Politique»

Quant à savoir si le Bloc est toujours utile…

Mardi, 23 septembre, 2008

 

Il m’apparaît évident que les médias orientent le vote des électeurs.
Auront beau dire les sondeurs, que les voteurs ne se laissent pas guider par les sondages, OK. 
Mais par contre, les voteurs se laissent guider par les messages subliminaux et ce sont les médias qui martèlent ces messages. 
Constamment revenir sur la pertinence du Bloc à Ottawa produit l’effet de messages subliminaux.
Les journalistes orientent le discours et les médias ne présentent que ce qu’ils veulent bien présenter, ce qui n’est pas nécessairement le reflet de la vérité. On sait ce que peut faire un montage vidéo, une coupure juste au moment où … une omission….
Pourtant, quel monde nous réserve les conservateurs? 
Ils sont à des années lumières de la philosophie générale des québécois. 
Un tel gouvernement attaché aux idées qu’il véhicule, fera la pluie et le beau temps une fois majoritaire et alors gare à vous, surtout les francophones. 
On voit ce qu’ils font actuellement avec les subventions à la culture.
Est-ce que tantôt Radio-Canada Montréal sera réduit au minimum….???
Le Québec pourrait servir de tremplin pour rendre les conservateurs majoritaire ou encore leur soutirer cette option. 
À mon avis, il faut obligatoirement demeurer avec un gouvernement minoritaire au Canada compte tenu de ce que les Libéraux ont fait dans les dernières années de leur main mise sur le pouvoir et des idées de droite que nous imposerait un gouvernement conservateur.
Que reste-t-il comme choix aux Québécois sociaux démocrates, sinon…
À moins que partout au Canada, on se ligue pour changer une fois pour toute et donner la chance à d’autres idéologies de prendre le pouvoir question d’essayer ce que ça pourrait donner…. alors je pourrais envisager voter pour le Nouveau Parti Démocratique.
Mais que ce soit au Canada, aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, nous en sommes réduits à n’avoir que deux options et ce à 50-50. 
C’est illogique que quelques votes de différence permettent d’élire un Président ou un Premier Ministre.
Une chose est certaine dans ces conditions la seule solution m’apparaît être la proportionnelle.

Si des excuses s’imposaient ailleurs..

Mercredi, 18 juin, 2008

Suite aux excuses du gouvernement canadien envers les Peuples des Premières Nations, m’est revenu en mémoire quelques autres réflexions qui m’apparaissent essentiel de poursuivre.

Et si nous songions seulement aux excuses que devraient recevoir les Acadiens pour la déportation que subirent leurs ancêtres, pour l’assassinat de milliers des leurs, pour la perte des propriétés, les fermes brûlées et ensuite distribuées aux Britanniques qui s’en emparèrent allègrement.

Et si nous songions encore aux excuses que devraient recevoir les Français pour l’envahissement et la guerre que leur firent les Britanniques sur le sol du Canada d’alors que l’on nommait mieux, la Nouvelle France. Pour avoir tué dans cette guerre, des milliers de soldats français et/ou canadiens, des milliers de civils, femmes, enfants et vieillards, qui n’en avaient totalement rien à foutre de cette guerre perpétrée par les Britanniques, de ce désir effréné de ces gens qui aspiraient à posséder l’Amérique entière et qui se firent un devoir de voler par la force une partie de cette Amérique, aux Français, aux Canadiens qui vivaient ici en paix avec les différentes tribus, les différents peuples autochtones, dans un monde merveilleux où ils avaient créés une nouvelle France.

Il me semble qu’il serait temps que des excuses soient aussi faites aux Québécois qui virent leurs ancêtres déportés ou pendus ou volés de leurs terres parce qu’ils se révoltèrent contre l’ennemi en 1837-38, les descendants de ces mêmes Britanniques qui volèrent ce pays par la force et qui imposaient leur loi, déniant toute démocratie sous le couvert d’une pseudo-démocratie, puisqu’ils offraient plein de possibilités lesquelles demeuraient sous leur coupe, puisqu’ils étaient les seuls à diriger ce pays en vertu de manigances qui rendaient nulle la véritable démocratie, soit, le vote du peuple.

Quand on parle de démocratie, il faut savoir de quoi on parle. Nous, peuple du Québec, sommes un peuple conquis par la force des armes en 1760, par les Britanniques qui n’avaient aucun droit d’agir ainsi et donc qui n’ont pas plus de droits aujourd’hui de garder ce peuple sous son joug.

Non seulement des excuses s’imposent dans tous ces cas, mais encore, un rétablissement de la situation s’impose aussi et même si nous avons perdu à jamais ce grand territoire qui nous appartenait autrefois, il m’apparaît essentiel qu’on laisse au moins à ce peuple français québécois, son indépendance afin qu’il se réalise lui-même dans sa propre langue et sa culture.

Les bras coupés!

Vendredi, 9 mai, 2008

Je n’arrive pas à y croire, mais faut-il s’attendre à autre chose de la part des impérialistes de ce pays.

Le Kanada, créature né en 1867, prend la pôle dans les fêtes de la fondation de la Nouvelle-France et de la ville de Québec.

En 1608, alors que Samuel de Champlain fonde Québec, il n’y a pas de Kanada tel qu’on le connaît aujourd’hui, anglais principalement. Le Kanada de ce temps ne porte pas le nom de Kanada que Jacques Cartier lui avait donné lors de sa découverte.

La ville de Québec fondée par Champlain, appartient à ce que les Français désignent comme étant la Nouvelle France. Ce pays est alors totalement français. La langue qu’on y parle est le français. L’Anglais qui s’y pointe est l’ennemi et combattu. Ce pays demeure français jusqu’en 1763. Ce pays est conquis par l’Angleterre en 1760, par la force, par les armes, c’est une agression contre la France. C’est une agression contre le peuple français, contre le peuple du Québec, de la Nouvelle France. Personne en ce pays n’a demandé aux Anglais de nous conquérir et de nous imposer sa langue, ses lois, ses manigances pour nous faire payer ses dettes.

Il faut un sacré culot qui n’appartient qu’aux peuples conquérants, colonialistes, pour s’imposer  de cette manière dans les fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Imposer au Québec la Lieutenant-Gouverneuse du Kanada actuel dans le coup d’envoi des fêtes du 400e et des cérémonies entourant ce projet, en France, alors que le Premier Minus de la Province de Québec n’est même pas là, représenté par son Minus Couillard, est une honte incommensurable et en plus, il faut qu’un Sarkosy déclame haut et fort que la France aime le Kanada autant que le Québec. Je comprend que le Présidente français ne veuille pas de froid diplomatique avec le Kanada, mais il me semble que les diplomates auraient pu intervenir et laisser sentir sous la couverture que ce n’était peut-être pas la meilleure idée que d’inviter la Gouverneuse-Générale et non le Premier Minus.
On est loin du désir du Général de Gaulle.

Faut dire que le “Premieur” n’a pas les couilles nécessaires pour s’imposer dans ça, puisque déjà il est aplaventri devant les impérialistes de ce pays.

Je rage et je suis certain de ne pas être le seul.

Mais où sont les Québécois fiers de leur race, de leur langue, de leur Histoire, de leurs ancêtres, pour se lever et porter bien haut le flambeau, de leurs bras meurtris? À croire que les québécois n’ont plus de bras. Personnellement, les miens me sont tombés en constatant cette récupération affreusement politico-merdo-dégueulasse.

Go Habs Go!