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LA HONTE.

Samedi, 19 juillet, 2008

Et tu pourrais me détruire

Si seulement
tu cessais de croire
que j’existe vraiment.

Car en réalité, je suis un mythe.
Je suis irréelle, une chimère.
Je suis comme la noirceur
qui s’efface instantanément
quand tu tournes le commutateur.

Je suis le fruit
de ton imaginaire.
Le résultat
de ton incrédulité.
Le produit de ton peu de foi en toi.

Oui, je sais, je me suis introduit
en tes veines, sournoisement,
avec l’aide de tes parents.
Mais tu pourrais donc
m’étouffer rapidement
en retrouvant l’enfant en toi.

Il te suffit de croire en toi,
de croire que ton Créateur
t’as fait à son image
qui n’est qu’Amour.

Il te suffit de dire
- ” Je m’aime.”  

Il faut apprendre à nos femmes à devenir veuves.

Jeudi, 17 juillet, 2008

Je me suis souvent demandé pourquoi j’ai appris tant de choses alors que je vieillis et qu’un jour, je n’y serai plus pour profiter de mes acquis et en faire profiter mon entourage.

Je me suis rendu compte qu’il pressait de tout montrer afin qu’une fois partit, ils ne rencontrent pas de situations embarrassantes à cause de moi. Je songe à comment se servir du lecteur de DVD (qui fonctionne avec la télécommande noire) qui est branché dans la télé HD (qui elle fonctionne avec la télécommande verte) laquelle est branchée dans le récepteur HD de StarChoice (qui fonctionne avec la télécommande grise), alors que l’ensemble de ce système est finalement branché dans le “ cinéma-maison” (qui fonctionne avec la télécommande brune).

Utiliser ce système, nécessite quatre (4) télécommandes. Je n’ai pas trouvé une commande universelle qui ferait tout d’un seul clic. Comment ma femme va réussir à utiliser tout ça une fois que je n’y serai plus ?

 

Non, elle ne pourra pas trouver un amant-plus-jeune qui saura, lui. Non, nous n’avons pas d’enfants qui pourraient le lui montrer une fois que je serai incinéré.

C’est donc à moi, à le faire et c’est pourquoi je me suis dit :

 « Il faut apprendre à nos femmes à devenir veuves ».  

Cherchons ensemble les choses importantes à enseigner à nos femmes avant que nous les quittions pour un monde meilleur.

Attention là, je parle à ceux qui sont heureux en couple et qui n’ont pas de conflit avec leur femme.

Si vous êtes en instance de divorce, pas question d’enseigner quoi que ce soit qui partira avec elle une fois le jugement rendu, c’est-à-dire, évidemment et sans préjudice, toute l’électronique. Qui la laissera bien en panne une fois installée ailleurs. 

Non… nous parlons ici de la situation où nous avons une femme exceptionnelle mais qui, ayant trop à faire au travail et à la maison (on sait comment ça marche, elles se tapent entre 70 et 100% du boulot de la maison) elle n’a pas le temps ni l’énergie d’apprendre tous ces trucs qui nous sont si familiers et faciles.

Je vous soumets une liste non exhaustive à leur montrer. J’apprécierais grandement vos commentaires sur le sujet et soulignez-moi les situations que vous avez imaginées et auxquelles je n’ai pas songé. Je suis homme d’équipe, je sais pertinemment bien que sans les autres, on ne va pas loin. Je compte sur vous pour que je sois mieux vu suite à cet article. 

Je sais, plusieurs d’entre vous seront effrayés, choqués, remués, anéantis, frustrés, furieux, anxieux, incapable de faire face à cette marque d’amour envers leur femme.

Vous n’êtes pas en instance de divorce parce que vous savez que ça vous coûterait un bras de divorcer.

Vous patientez, en souhaitant qu’elle parte avant vous, mais elle est en bonne santé et crie à qui veut l’entendre que si jamais elle devient veuve, elle restera seule, le reste de ses jours, ou encore elle ira vivre avec Marie…!!! @#$%?&*&?%$#@. 

Vous aimez votre femme, mais vous tenez à conserver le contrôle sur les télécommandes et sur bien d’autres petits détails qui font de vous un être utile dans la maison.

Si elle apprend à tout faire, elle pourra alors se passer de vous complètement. Ce serait pour vous un échec total car vous savez très bien que vous seriez incapable de trouver une autre femme. 

Vous êtes partant pour lui en montrer un peu, sachant toutefois qu’elle ne réussira pas à tout assimiler.

Votre femme est blonde.

Vous aimeriez lui montrer quelques trucs simples, mais vous trouvez qu’elle est suffisamment occupée par son travail au bureau et à la maison.

De toute manière, quand elle va garder vos petits-enfants, ce sont eux qui s’occupent des télécommandes et elle n’a rien à faire. Alors, inutile de le lui montrer, et puis, elle cherche constamment sa montre, ses bagues, ses colliers, son maquillage, bref, elle ne se retrouve nulle part.

Vous avez bien tenté de lui montrer comment utiliser votre Garmin Nuvi 370 puisqu’elle se perd constamment quand elle roule en voiture, mais elle s’énervait trop avec la voix de la fille qui lui disait toujours quoi faire et où tourner, alors que cette maudite fille-là n’a jamais mis les pieds à Montréal.

Alors à votre avis, c’est une situation impossible.

Vous n’aviez pas réalisé ça auparavant, mais vous êtes vachement compétent de savoir tout ça.

Vous ne souhaitez nullement lui montrer comment se débrouiller avec tout ce que vous savez.

Vous ne vous mêlez pas de connaître le fonctionnement du four micro-ondes, du poêle, du four à convection, de la lessiveuse ou de la sécheuse ni du fer à repasser, alors à votre avis elle ne doit pas s’immiscer dans le domaine des hommes. 

 Vous êtes de votre temps, émancipé, évolué, vous êtes soucieux du bien être de votre compagne et vous voulez qu’elle ne soit pas mal prise quand vous n’y serez plus.

Nous seulement vous avez prévu plein de fric sous toutes sortes de formes, à lui laisser à votre décès, mais vous lui avez aussi légué votre savoir, en fait vous avez échangé l’un et l’autre vos savoirs de manière à ce que chacun de vous évolue normalement. Bien sûr, les choses qu’elle devrait savoir en plus sont simplistes mais peuvent aussi parfois devenir emmerdantes si on n’a jamais eu l’occasion de s’en servir ou de les mettre en action.

Vous comprenez l’importance de partager ces petits trucs et vous êtes persuadé que votre femme peut et doit apprendre tout ça, alors vous plongez. 

Vous, vous êtes frappé sur un mur, elle ne veut rien savoir et vous laisse avec vos amours. Après tout elle s’en balance, surtout avec les manettes, alors que vous êtes constamment en train de vous en servir, en passant d’un poste à l’autre durant les commerciaux, ce qui l’énerve au plus haut point.

Vous venez de recevoir un choc terrible, aussi fort qu’un coup de poing d’Alcine sur la gueule dans un combat de championnat du monde. C’est que votre femme vient de vous apprendre qu’elle connaît tout ça et elle vous le prouve sur le champ. De plus, devant votre frustration, alors que vous lui soulignez que vous ne vous occuperez plus de l’entretien de sa voiture, elle vous annonce que le petit copain de votre fille cadette est mécanicien chez son concessionnaire et qu’il lui a offert de s’occuper de sa voiture.

Vous encaissez trois “Uppercuts” d’Alcine.
Votre femme vous annonce qu’elle vous quitte parce qu’elle en a assez de votre contrôle sur les manettes et autres petits bidules dans la maison, l’ordinateur, le lecteur DVD, le iPod, le Xbox, les jeux vidéos, le poker, toutes les manettes des différentes composantes électroniques, et de ce temps perdu.

Elle a trouvé un dernier amant romantique qui ne connaît rien dans ces domaines.

C’est aussi le petit ami de votre fille aînée. 

De mon amour de la langue française.

Jeudi, 29 mai, 2008

Depuis que je sais écrire, je sais que j’aime la langue française. Écrire est une seconde nature pour moi et j’écris tous les jours. C’est comme l’entraînement au gym, la course à pied, le ski de fond ou tout autre sport. Un athlète doit s’entraîner tous les jours, c’en est ainsi de la langue. 

Écrire libère ! C’est une excellente thérapie.

J’écris de tout et surtout, sur tout. Des courriels d’abord, à des amis, avec qui j’entretiens une correspondance assidue,  j’écris des poèmes, des nouvelles et même des romans. Hé oui, je me suis commis à écrire deux romans et un troisième traîne sur mon bureau depuis longtemps. Je le néglige au profit de mon blogue. Ici, sur ce blogue, que j’ai repris, il y a peu de temps, n’apparaissent pas les nombreux articles écrits sur le premier. Un jour, j’archiverai mes autres textes.

Aujourd’hui je veux partager avec vous - question de rire un peu face à la vie qui semble nous apporter plein de désagréments depuis quelque temps - je veux partager, dis-je, des drôleries, des coquilles qui se sont produites au cours de mes écrits. J’écris toujours à l’ordinateur. Je suis devenu assez rapide au clavier et quelques fois, j’accélère et donc je fais des fautes de frappes qui me sont un jour, apparues vraiment drôles. Voici certaines que j’ai conservées et commenté. 

Au travers mes textes…………… 
Phrases drôles écrites trop rapidement 
dont les fautes donnent un résultat encore plus drôle.

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…….. je dois aller terminer de tondre ma pelouise…….. (pelouse)
Ma Louise est toujours dans ma tête…..

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……. nous serons en vacances pour 4 semaines à compoter (compter) de ce vendredi…
ça prendra des fruits mûrs……..

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Profite-zen pour te reposer et pour réfléchier (réfléchir) à ton avenir…..:):):):):):)
quand la job nous fait chier……

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….. j’étais alors le nouveau directeur de la programmation, puis ensuite je suis devenu vide-président et ensuite président de ce poste de télé communautaire..
comme quoi on pousse sur le vice……..
Vider le président, n’est-ce pas ce qui se produit…..

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… afin de reprendre la forme pour quand tu viandras.… (viendras)
il faut garder la viande ferme…… 

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J’ai donné le porte-clés à Lucie, elle était fille de joie…..
Je voulais écrire FOLLE de joie…. La fille de joie, quel lapsus…………

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hé bien mon vieux, c’est le temps de laisser les jeunes foncer et faire le dur boulot pour garder quelques vieux derrières comme conseillers à temps partiel……….
Oups! un S de trop et ca change tout……. je voulais dire: garder quelques vieux, derrière……

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est-ce que KLM - British Airways ou Air France ou une autre compagnie européenne aurait des viols (vols) à ces dates…..
Quand l’expression “s’envoyer en l’air” prend tout son sens….

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Il faudrait plus de femmes en poilitique…… (politique).
Ce serait au poil…..

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je ne veux pas te faire travailler inutilement et tu as raison, si je le fais moi-même ce sera plus formatuer (je voulais dire formateur…..)
Se tuer pour la forme…..

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Dans trois semaines exactement tu seras assis sur mon banc de porc ( banc de parc) dans la cour à siroter un verre de Blanquette de Limoux…………
…… je voulais dire mon banc de PARC.

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j’éprouve des difficultés avec ma souris d’ordinateur, je crois qu’elle rend l’âme tyranquillement……. (tranquillement)
oui, mourir à petit feu est l’oeuvre d’un tyran………

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Que veux tu dire par ça…. tu ne m’enverras plus de copurriels (courriels) avant qu’on se voit à Paris.??????
Des messages pour copuler…………..????????

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C’est foirmidable (formidable). Va sur toute  les pages. Ce n’est pas très long. Il n’y aura pas assez d’actif pour payer les retaites (retraites).
Ca va foirer…… ou ça va re-taiter.

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Bref: Trouves-tué (toé)  une job! (le texte était écrit en québécois, à l’intention d’un Français)
Se tuer à l’ouvrage…..

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…… j’ai eu de nombreux traitrements (traitements) en acupuncture,
On va se faire traitrer un vendre-di en acupuncture………….

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….. c’est l’être humain qui me fascine et que je souhaite connaître…. la couine (cousine) de mon père a marié un Chinois avec qui elle a eu deux filles ……. 
Je voulais dire la COUSINE…….. évidemment.

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Une fois mes textes tapés rapidement, je me relis et je prends le temps de m’assurer qu’il n’y a pas de coquilles ni de fautes de toutes sortes. Heureusement qu’il y a des dictionnaires. Mais les dictionnaires ne corrigent pas tout et passent parfois des énormités. Voilà pourquoi il faut s’entraîner tous les jours et garder la forme, dans le texte comme ailleurs.

Savoir en rire!

Mardi, 27 mai, 2008
Un jour que j’avais environ 9 ou 10 ans , mon prof de 5e année était un rigolo qui racontait une histoire tous les jours après son cours de français. Le français était ma matière préférée et je suivais ses cours attentivement. J’avais surtout hâte d’entendre son histoire après le cours afin de raconter la blague à la famille lors du souper familial le soir à la maison. Nous soupions en famille chez-nous. Nous attendions mon père qui revenait du boulot à 17 heures. Maman nous demandait de nous asseoir à la table et quand papa entrait, nous disions tous en choeur:
Bonsoir papa!
Maman a toujours su faire en sorte que la  famille ait des liens tissés très fort. 
Mon père ne s’est probablement jamais aperçu à quel point ma mère était le moteur de la famille……… 
mais enfin, ce n’est pas mon propos pour l’instant.

Nous mangions donc tous ensemble et il fallait garder le silence, décision du paternel qui avait passé son enfance dans les collèges, où il s’était fait chier par les Frères et ensuite à l’armée par ses officiers, maintenant il nous faisait chier à son tour, oubliant que cela lui avait fait mal….

Au dessert cependant, nous reprenions la parole. Alors je m’empressais de raconter l’histoire que j’avais apprise en classe et tout le monde rigolait.

Mon succès devant ces rigolades a contribué à faire de moi ce que je suis devenu, c’est-à-dire, un petit rigolo qui a toujours aimé raconter des histoires, qui a, par le temps, souvent inventé  les siennes et qui a su, à cause de son amour pour la langue française, s’évertuer à jouer sur les mots au point d’en rafiner sa théorie et devenir rapide à  réagir au moindre signal d’un mot placé juste qui sert à enclencher un jeu de mots qui fait rigoler, quitte à pousser fort parfois. 
Car pousser fort équivaut à caricaturer et les caricatures c’est fait pour rigoler… suffit que les gens soient suffisamment allumés pour comprendre les miens, devenus au fil des ans des trucs parfois difficile à saisir ou comprendre parce que trop subtils.

Je raconte ça parce que ma vie par la suite, donc depuis près de 56 ans maintenant, soit depuis mes dix ans, s’est bâtie sur l’humour, l’humour à tout prix, l’humour à tout prendre, je dirais même à tout pendre. 
J’ai eu une vie relativement facile malgré les emmerdes que ma carrière m’a souvent amenée. 
Évidemment, conduire de main ferme une organisation d’une centaine employés offrant un service essentiel 24/24 heures - 7/7 semaine, n’allait pas sans difficultés. Mais je n’ai pas eu de problèmes de santé majeurs et je peux dire que ma vie fut relativement aisée. Cependant, j’ai toujours privilégié l’humour dans tout. 

L’humour c’est ce qui permet de supporter l’insupportable, de désamorcer les petites et les grosses bombes et si elles sont à retardement, il ne faut pas que ceux qui m’écoutent le soient.

Tout ça pour en venir au fait que vieillir ne me fait pas peur et ne me fait pas chier. 
C’est l’eau de Cuba qui me fait chier. 
Vieillir est essentiel si on veut vivre vieux et longtemps. 
J’aspire à devenir centenaire, à vivre au moins aussi longtemps que ma mère qui aura bientôt 90 balais 
et qui n’a ni arthrose ni arthrite. Son médecin lui a fait passer des radios dernièrement et a écrit dans un document qu’il lui a remis qu’il est EXCEPTIONNEL que ma mère soit rendue à 90 ans en aussi bon état.

Ma mère a  toujours rit de mes farces et continue parfois à me trouver drôle. Elle aussi adore la langue française et peut très souvent prendre ma place dans la rigolade. Force m’est donnée de constater que là encore, l’humour  démontre son efficacité.

Travailler sérieusement, mais ne jamais se prendre au sérieux.
Voilà la distinction à faire pour ceux qui croient que rigoler c’est perdre son temps et emmerder les autres. Je vous assure que si vous prenez le virage de la  rigolade face à votre âge et au vieillissement, 
vous ralentirez grandement les effets pervers de la décrépitude. Il ne suffit pas de savoir faire des sites web et d’utiliser Flash pour faire croire que l’on est encore jeune.
Le seul indicateur efficace de la jeunesse c’est la souplesse, autant du corps que de l’esprit.
La souplesse du corps passe par des exercices d’étirements et par la marche ou la natation, alors que celle de l’esprit passe par des exercices de rigolades et de jeux de mots, par la vision humoristique de la vie et de ses conséquences.
Si vous riez des autres, sans toutefois les blesser, vous êtes sur la bonne voie.
Si vous riez de vous-même vous parviendrez au summum de la sagesse.
Car la meilleure façon de désamorcer les bombes ridicules de vos semblables envers votre âge et vos capacités c’est de leur renvoyer aimablement la balle de manière humoristique d’abord, mais encore plus efficacement, c’est de prendre les devants et de rire de vous-même, ce qui leur coupera l’herbe sous le pied.

Voilà pourquoi je dis toujours que j’ai 10 ans de plus que j’ai en réalité. Au lieu de me faire dire que j’ai l’air vieux, on me dit que ce n’est pas possible que je paraisse aussi jeune pour un mec de 76 ans………..
Vous saisissez?

Allez, ça suffit pour ce matin, les cours de philosophie………

Soyez philosophe ou devenez le si vous ne l’êtes pas encore………..

Socrate a dit un jour:
Dans tous les cas, mariez vous :
        - si vous tombez sur une bonne épouse vous serez heureux ;
        - si vous tombez sur la mauvaise, vous deviendrez philosophe.
Je suis devenu philosophe. 
 
Il est toujours temps à devenir philosophe, ça s’apprend quand même.

Philosopher c’est apprendre à mourir.
On mourra tous un jour, il faut donc apprendre… sinon, ce ne sera pas rigolo….. 
Voyez-vous, encore ici, il faut rigoler.
Mourir en riant, c’est comme mourir en jouissant. 
C’est rare, mais celui à qui cela arrive, s’en souviendra jusqu’à la fin de ses jours.


Le système de santé au Québec.

Lundi, 26 mai, 2008

Comment passer à côté du désir de parler du système de santé au Québec après ce que je viens de vivre à Cuba!

25 milliards de dollars, voilà ce que coûte le système de santé au Québec. Par année! Par année! 

Pourquoi tant d’argent investit dans la santé et aussi peu de services, d’aussi longues attentes……

Est-ce qu’injecter encore plus d’argent serait la solution?

Je dis non…. je dis non car avant d’injecter plus d’argent il me parait évident qu’il faut revoir le fonctionnement de ce système. Mais quand je dis revoir, je ne veux pas dire créer une commission d’enquête et prendre des années à étudier pour ensuite proposer d’injecter plus d’argent.

Il me semble que dans ce système de santé, il y ait plus de fonctionnaires que de médecins et d’infirmières. Or, ce qui importe dans la santé c’est d’avoir des médecins et des infirmières bien équipés, bien logés et cela passe par avoir les meilleurs équipements et des locaux adéquats.

On apprend ce matin qu’il serait possible de pratiquer 50,000 opérations de plus si seulement on administrait correctement. La gestion efficace, voilà ce qui est important, et ça ne coûte pas plus cher.

Mon ancien patron avait l’habitude de dire à tous qu’il fallait bien faire la première fois et qu’il en coûtait trop de refaire nos devoirs. Il me semble que c’est évident.

J’ai la conviction profonde que la solution passe par une cure d’amaigrissement de la machine Santé, mais comment y parvenir quand on confie à des individus la tâche de s’abolir.

Il faut des couilles comme on dit et malheureusement, il ne semble pas que nos politiciens en aient. Je ne connais personne actuellement dans le monde politique qui soit capable de passer aux actes et changer les choses. Le désir effréné de se faire réélire annihile le courage. 

Cuba: 11 millions d’habitants, 58 médecins par 10, 000 habitants.

Je ne connais pas le budget de leur système de santé, mais je sais que les Cubains sont très bien soignés, qu’ils ne sont pas moins malades que nous et qu’ils attendent moins de 30 minutes à l’urgence. J’ai aussi constaté que les équipements à leur disposition sont modernes.

Québec: 7 millions d’habitants, 27 médecins par 10,000 habitants.

25 milliards de dollars injecté dans le système de santé.

35 heures d’attente à l’urgence de Maisonneuve-Rosemont et ordinairement dans n’importe quel hôpital, au moins 8 à 10 heures d’attente.

Voici juste une petite pratique imbécile que j’ai constaté dernièrement.

Je m’entraîne depuis de nombreuses années et je connais bien mon rythme cardiaque.
J’entends mon coeur battre dans ma poitrine.
Depuis peu je sentais que mon coeur sautait un coup environ au 20 secondes.
Revenant de Cuba, un médecin à l’aéroport de Varadero m’apostrophe. Il veut prendre ma tension artérielle et insiste que je passe sur le champs un cardiogramme, juste là  dans une petite salle attenante à l’aéroport. Il affirme que je souffre d’arythmie. Il insiste pour que je passe l’électro, mais comme l’avion décolle dans une heure, je refuse.

Arrivé à Montréal, je contacte l’hôpital pour prendre rendez-vous avec le cardiologue qui me suit habituellement.

Le jour du rendez-vous, le cardiologue me semonce parce que j’ai pris moi-même un rendez-vous avec lui sans passer par mon médecin. Il insiste que la prochaine fois je devrai d’abord voir mon médecin.

Je lui demande s’il est MON cardiologue. Il répond:Oui!
Alors, lui dis-je, pourquoi passer par le médecin alors que je sais que j’ai de l’arythmie, confirmé par le médecin de Cuba.

Voyez-vous, c’est ainsi que le système de santé nous coûte une fortune.
Passer par mon médecin implique que je doive d’abord obtenir un rendez-vous avec lui, ce qui demande ordinairement 45 jours. Puis, le système paye le médecin pour la visite. Ensuite je prends rendez-vous moi-même avec le cardiologue, comme j’ai fait au départ.
Nous sommes revenu à la case départ 45 jours plus tard et 85$ pour la  visite du médecin, visite parfaitement inutile puisque mon cardiologue, je devrais le voir au moins tous les ans.

Je crois que vous avez compris. Reste à  savoir si le gouvernement comprendra.

Mon voyage à La Havane

Mercredi, 21 mai, 2008

La Habana, 10 mai 2008.

Il fait nuit, déjà le 11 mai se pointe avant que je sorte de l’aéroport.

Dehors, il fait 30°C. Un monsieur âgé tient une affichette indiquant mon nom. Je me présente à lui. Il me serre la pince, empoigne ma valise et se dirige vers l’extérieur tout en me signalant qu’il va chercher la voiture.

Ma belle-fille m’accompagne dans cette aventure puisqu’il m’apparaissait important d’avoir une interprète pour ce genre d’examens. Elle parle couramment espagnol, cela me sera grandement utile.

Nous allons directement à la Clinica Central Cira Garcia. 
 

On nous accueille gentiment, malgré l’heure tardive. Il est maintenant plus de 02.00 heures, il faut s’enregistrer, et surtout payer le montant prévu dans le programme d’examen que la Clinique m’a soumis. Même en pays communiste, le capitalisme a droit de cité.

Enfin, dans la chambre! 
On s’installe rapidement. 
La chambre est très petite. 
Je constate qu’elle a sûrement été agrandie dans photoshop, car sur le site de la Clinique, elle paraît vachement plus grande.

La Habana, 11 mai 2008.

Le réveil se fait à 08.00 ce matin.
L’infirmière prend ma pression, puis ma température et ensuite une autre vient faire une prise de sang.
 

À 08.30 heures, le plateau de déjeuner arrive.

À 09.00 heures déjà les examens commencent. 

On passe en radiologie, puis en imagerie numérique etc.

J’en aurai pour trois jours d’examens alors qu’on m’avait cédulé cinq jours. Toutefois, je suis resté quatre jours et demi. On m’a crédité ce qui n’a pas été fait de même que les jours non pris. Je dois vous dire que l’honnêteté des Cubains est irréprochable, ça je l’ai remarqué à plusieurs reprises.

Les examens furent fait rapidement et selon le programme. Les médecins travaillent ensemble et se consultent pour mieux comprendre la situation et analyser les résultats afin que lors de la rencontre avec le patient, ils soient en mesure de bien cerner le problème et offrir la ou les solutions les plus exactes.

La Habana, mardi matin, le 13 mai.

L’infirmière entre dans la chambre en avisant que les médecins arrivent. Comme tous les matins, il me faut un temps fou pour réagir. Ordinairement, je prends au moins dix minutes à me réveiller et ensuite dix minutes à me lever, car je dois m’assurer que mes pieds me supporteront. Il me faut ensuite une heure avant de fonctionner correctement.

Ça fait cinq minutes que l’infirmière est venue quand soudain, la porte s’ouvre et que je sens la présence de plusieurs individus dans ma chambre. Je me lève la tête, encore un peu endormi, les cheveux éméchés, pour apercevoir devant moi, cinq sarreaux blancs plantés debout au pied du lit. De ces sarreaux, sortent des têtes, celle de l’infirmière avec sa toque sur la tête et celles de quatre médecins qui me regardent le bras croisés, comme si j’étais sorti d’une sonde spatiale extraterrestre.

Une vision qui me ramenait cinquante ans en arrière dans un hôpital catholique dirigé par les bonnes soeurs. C’était vraiment impressionnant de voir ces cinq personnes au pied de mon lit.

Beaucoup plus impressionnant encore, fut la suite de la rencontre. 

Ils m’ont questionnés de long en large sur ma santé et sur mes pieds. Ensuite, chacun leur tour ils ont regardés mes pied, les ont tâtés, examinés, bref, je sentais qu’ils s’intéressaient grandement à ces pedibus. Toute une différence par rapport à ici, alors que sur les quinze médecins ou spécialistes que j’ai vu en cinq ans seulement deux ont osé me tâter les pieds comme les Cubains l’ont fait. 

Le physiothérapeute fut encore plus attentif. Il prit même la peine de masser mes pieds, de les examiner encore et encore, puis de me montrer comment ma femme pourrait me masser et soulager mes pieds. Ce dernier, parlait un excellent français. Il vient d’ailleurs tous les ans, passer un mois à Montréal, en juin, afin d’y suivre une formation dans diverses disciplines. Cette année, il étudiera en ostéopathie.

Le jeudi matin, je recevais encore la visite des médecins, qui chacun dans leur discipline, me soumettent un rapport écrit de ce qu’ils ont constatés et des traitements qu’ils préconisent. Ils me remettent aussi les radiographies de mes pieds, de ma colonne lombaire et un CD des images de mêmes que des examens en EMG et le Doppler.

Le diagnostic final est prononcé unanimement par les médecins qui ont travaillés ensemble à analyser les examens, prises de sang, radiographies, imageries numériques, Scans, EMG, Doppler, bref, ces professionnels travaillant dans le même hôpital, se rencontrent, se concertent et analysent la situation pour offrir au patient la meilleure solution pour régler son problème.

Évidemment, les traitements requis pour mon cas, il me faudrait les suivre durant trois semaines, ce qui n’est pas dans mes vues pour le moment. Je ne pouvais pas rester encore trois semaines à La Havane. Je me devais de revenir au pays et de tenter de me faire soigner ici en fonction des résultats obtenus à Cuba.

Malgré le fait que je n’aie pas eu de traitement qui aurait soulagé mes pauvres pieds, je sais au moins que ce n’est pas un truc mortel ni un truc qui se guérit. Il me faudra vivre avec ça toute ma vie.

Cela se nomme arthrose…. et cela pourrait être vachement moins douloureux si seulement les médecins d’ici avaient pris le temps de bien analyser mes pieds et les radiographies qui furent prises alors..

Mais si peu de temps à regarder une radio ici parce que la salle est pleine et qu’il manque de médecins, démontre que la santé, ça passe par le temps que met le médecin à t’examiner et à analyser ce qui se passe…….

Ici, les salles d’urgence sont bondées à l’année. Ce matin même Radio-Cadena nous informait que l’attente à l’Urgence de Maisonneuve-Rosemont est de 35 heures. Est-ce que cela est possible dans un pays où nos impôts injectent vingt-cinq milliards de dollars dans le système de santé?

Il semble que oui…. il y a sûrement quelques milliards dépensés inutilement, mais personne ne semble s’en soucier. Au lieu de mieux gérer notre argent, ils augmentent nos impôts.

Je suis revenu sans traitement car les médecins préconisaient trois semaines intensives de traitements en physiothérapie accompagné d’injections dans chaque pieds, une fois par semaine.

Ils ont mentionné les médicaments qu’il faudrait employer, mais à première vue, mon pharmacien m’indique que certains médicaments ne sont pas disponibles ici, il ne connaissait pas un des produits pour lequel j’avais une prescription.

Il faudra que je trouve un médecin qui acceptera de m’injecter le produit mentionné et ensuite un physiothérapeuthe qui acceptera de me traiter en conformité des solutions envisagées par le physio cubain.

Le problème c’est que je risque de me confronter avec des gens ici qui seront frustrés de mon aventure cubaine et qui pourraient refuser de me traiter selon leurs recommandations.

Si cela s’avère, je retournerai à Cuba 3 semaines en juillet….

Déjà, mon pharmacien n’a pas apprécié mon périple à Cuba.
Je suis revenu avec la Tourista.
J’ai vu un médecin à la clinique où je vais habituellement.
Elle n’a pas appréciée quand je lui ai dit que j’étais allé à Cuba. 

Comment réagira mon médecin quand je lui apprendrai que je suis allé me faire examiner à Cuba et que je lui donnerai le diagnostic?

À tord ou a raison.

Samedi, 10 mai, 2008

Je pars dans quelques heures pour Cuba, rempli d’espoir, confiant, fébrile, mais aussi un peu stressé.

Je vous raconterai comment cette aventure a pris naissance quand je serai de retour dans une semaine.

Je vous dirai comment j’ai décidé de faire ce choix d’aller quérir ailleurs que dans mon pays, un diagnostic qui permettrait peut-être de trouver le traitement qui me délivrerait de mes douleurs aux pieds.

Heureusement, depuis que Louise et moi allons à Cuba l’hiver, nous avons développé un réseau d’amitié auprès des employés de l’hôtel et nous avons appris à connaître les Cubains. Le peuple cubain est beau, aimable, travaillant, pauvre, mais généreux, pauvre mais talentueux, pauvre mais instruit, pauvre mais bien soigné.

Je ne rentrerai pas dans la porte du monde diplomatique. Pour nous, ce qui importe c’est que nous aimons ce peuple magnifique et que nous retournons chaque hiver dans ce pays extraordinaire parce que avant tout nous aimons ces gens.

Puisque la médecine m’a abandonné dans mon pays, je me tourne vers des gens qui ont à coeur de chercher et de trouver le pourquoi et le comment de mon cas. Là-bas, les médecins de toutes les spécialités se parlent, mais surtout, nous écoutent. Ils prennent le temps d’entendre ce que nous avons à dire et en tiennent compte dans la recherche des causes de nos maux.

Je trouve inacceptable d’entendre des médecins d’ici déblatérer contre la médecine de Cuba.
J’ai entendu des insanités comme:
- Cuba, un pays pauvre, ne peut pas offrir des soins équivalents ou supérieurs à ceux des pays               démocratiques et riches.
- Cuba ne possède pas de médicaments capable de soigner les gens correctement ni les équipements modernes, issus des nouvelles technologies, qui servent aux examens pointus essentiels à l’analyse.

Les médecins de Cuba traitent la rétinite pigmentaire et les méthodes de travail employées permettent de stopper la progression de la maladie. Il y a plus de 20,000 opérations du genre qui sont pratiquées annuellement et des médecins d’ici, placés devant l’évidence même, puisque leurs clients reviennent “améliorés”, refusent encore d’admettre que la médecine cubaine les supplantent royalement.

Qu’il est donc facile de dénigrer celui qui nous surpasse. 

La notoriété des Québécois est fondée dans ce domaine. 
Si quelqu’un réussit dans la vie, il faut le démolir à tout prix. 
Ça s’appelle du nivellement par le bas et pour les dénigreurs, des bas ça pue. 

J’en ai la certitude car ils sont nombreux ceux qui n’ont jamais regardé mes pieds alors que j’allais les consulter pour ça justement.

Lâche pas mon Ti-Bas. 
P.S. Je commence à croire que quand tu as tort, il faut persévérer dans ton idée. Un jour tu auras raison.

Dans la tente du départ.

Mercredi, 7 mai, 2008

Je suis dans la tente du départ. C’est dire à quel point j’ai hâte.
Le camping ne me plaît plus alors j’aimerais bien quitter la tente et monter à bord du AirBus 320 de Cubanair.

C’est samedi que vient le grand départ. Je suis confiant et je fonde encore une fois, plein d’espoirs dans ce voyage. Dans le voyage oui, mais surtout dans la connaissance et l’expérience des médecins cubains qui auront la responsabilité de trouver ce qui semble introuvable ici.

Quel défi pour eux!

En effet, je considère qu’ils ont un défi extraordinaire à relever, celui de trouver les causes de mes maux de pieds alors qu’après 5 ans, la médecine supposément moderne et exceptionnelle (évidemment puisqu’elle est capitaliste) qui n’a pas su me délivrer de mes emmerdes.

J’imagine la tête des médecins qui me soignent, surtout celle de mon médecin de famille. Car ceux de la Clinique de la douleur ont bien tenté au fil des ans de me soulager. Eux, ils ont été des plus compatissants. Ils m’ont écouté et ont certes compris mon désespoir. Mais ils n’ont fait que soulager, ils n’ont pas réglé le problème.

La douleur, c’est quelque chose qu’il ne faut pas éliminer totalement. C’est un signe qu’il y a quelque chose d’anormal. C’est un système d’alarme exceptionnel que le corps met à notre disposition. Ainsi, je connais bien ce qu’est la douleur, surtout après avoir souffert durant 4 mois de l’inflammation du nerf trijumeau, sans compter mes trois pierres aux reins, à un an d’intervalle entre chaque caillou. Trois fois où le coup de poignard m’est arrivé sans crie gare, comme un chien, gare au chien.

Mais cette douleur quasi permanente, elle ne sert plus à rien. L’alarme a été sonnée il y a 5 ans et la police n’est pas encore arrivée. Cette douleur, elle ne fait que me faire souffrir, comme la sirène du système d’alarme qui ne cesse de fonctionner et nous perce les oreilles de ses ondes stridentes, aigües, cuisantes.

Dieu que j’aimerais que les médecins cubains trouvent la cause de mes douleurs. Pas seulement pour moi, mais aussi pour eux, pour encore une fois démontrer leur capacité, leur expérience, leurs connaissances, leurs intérêts, leurs méthodes de travail. Démontrer aussi que la connaissance n’a rien à voir avec la démocratie ou le capitalisme. Castro aura su soigner et instruire son peuple. Il ne faut pas dire éduquer car le peuple cubain est grandement éduqué et le savoir-vivre là-bas est exceptionnel comme le sont le partage, la compassion et la gentillesse, qualités qui se sont largement perdues dans ce monde démocrasse et capitapiasse que nous croyons idéal.

Je me suis maintes fois plains de la manière dont mon cas était suivi.
On m’a fait faire plein d’examens durant ces derniers 5 ans.
Je crois que ces examens furent dictés au hasard la plupart du temps.
On essayait un truc, puis un autre, mais il ne me semblait pas y avoir de plan de match.
Au cours de ma carrière, j’ai eu plein de problèmes pour lesquels je devais trouver des solutions. Avec mes collaborateurs, nous cherchions systématiquement, en commencant par éliminier les idées les plus simples - les causes les plus évidentes - jusqu’à aller de plus en plus pointu, en notant ce qu’on  faisait et surtout en y allant scientifiquement, de manière à trouver la solution la plus pertinente.
Nous ne lâchions jamais. D’ailleurs combien de fois n’ai-je entendu ça de la part de mes employés.
J’avais la réputation de ne jamais lâcher.
Je cherchais, je trouvais aussi.

Je pars confiant. J’ai vu le plan de match des médecins cubains.
Ils ont reçu un résumé de mon dossier et ils ont établi un plan de match pour mes examens.
À la lecture de ce plan, on comprend que tout ce que l’on m’a fait subir en 5 ans ici, dans ce Québec au système de santé dépérissant, je vais le subir en 5 jours à Cuba. Eux, ils travaillent systématiquement, en allant du plus simple au plus compliqué et scientifiquement, en écartant les causes improbables pour atteindre  leur but non pas en essai/erreur, mais en analyse logique.  

Je prépare ma valise.

Se faire soigner!

Mardi, 6 mai, 2008

Vous savez sans doute que j’ai mal aux pieds depuis plus de 5 ans.

Vous savez peut-être moins à quel point je souffre de ces douleurs, malgré qu’en apparence, rien ne permette de penser un seul instant que mes douleurs sont parfois insupportables, qu’elles sont toujours présentes, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Il y a aussi des dommages collatéraux que la plupart des gens n’imaginent pas. Ces douleurs ont changé ma vie, mais pire encore elles ont changé aussi celle de ma Louise.

Si j’étais couché dans un lit, enrobé de bandelettes suintantes de sang, on comprendrait ma douleur.
Mais qui voudrait qu’on le prenne en pitié. Certainement pas moi.
J’aimerais parfois que l’on comprenne ce que je vis au jour le jour.
Oui, je sais, ce n’est pas mortel.
M’a dire comme s’te gars: “Une maudite chance!”

J’ai passé 5 ans de ma vie à endurer ces douleurs, toujours plus difficiles à supporter.
Je me suis traîné dans le bureau de mon médecin de nombreuses fois.
Tant et si bien qu’avec le temps et n’ayant trouvé aucun nom à mettre sur mon problème, mon médecin a finalement atteint son seuil d’incompétence et elle ne peut pas supporter sa vue dans le miroir le matin en se maquillant. Elle sait qu’elle ne peut rien faire pour moi. Alors elle me ramène le problème avec  des “Pas encore vous!” quand elle me voit entrer dans son bureau.

J’ai roulé ma bosse dans de nombreuses cliniques de toutes sortes de médecines douces, de …frotteux, de charlatans et de soigneurs à la manque, qu’ils soient médecins, spécialistes de tout genre ou autres …pathes, …logues et …âtres de tout acabit.

J’ai subis des centaines de prises de sang, de radiographies, de “scans” ou imageries numériques, de visites en médecine nucléaire, en clinique de la douleur, rien n’y fait, personne ne trouve ce que j’ai.

Et ce que j’ai, on doit, dans la rectitude Hyppocrite, d’y mettre un nom.
Ainsi, on a choisi “douleurs neuropathiques aigües de source inconnue”.

On vit au XXIe siècle, les savants envoient des satellites en orbite autour de Pluton et y prennent des photos spectaculaires, y font des relevés de toutes sortes. On a inventé. Internet, iPod, Blackberry etc…. mais personne ne sait ce que j’ai.

Je me suis traîné souvent dans les Urgences des hôpitaux, spécialement celui de mon coin, le Centre Hospitalier Pierre-Boucher. Quelle merde que d’aller à l’urgence et attendre au minimum 8 heures pour voir un médecin Urgentologue, trop souvent fatigué des longues heures de travail sans arrêt qu’il doit assumer. Il ne comprend pas que je me présente là pour un mal de dos. Pourtant  je lui explique mon cas et il convient que parfois on n’a plus d’option. C’est tout ce qui reste si on veut se faire soigner, mais encore.

Avec les cas terribles qu’ils ont à traiter en Urgence, évidemment que je me sentais mal d’aller là, mais que faire quand tu as mal et que rien ne règle ton problème?

L’Urgentologue que j’ai vu a quand même trouvé que j’avais beaucoup d’arthrose dans la colonne lombaire. Il veut même me faire subir un examen en médecine nucléaire, ce que j’ai déjà eu je ne sais quand et que je devrai probablement refaire. Trouveront-il autre chose ou confirmeront-ils que cette fois, j’ai bel et bien de l’arthrose. Comment se fait-il que j’aie tant d’arthrose sans que les nombreux médecins  vus auparavant n’aient jamais constaté ça?

Il faut dire que sur la quinzaine de médecins que j’ai  vu depuis 5 ans au sujet de mes douleurs aux pieds, il n’y en a que deux qui ont réellement examiné mes pieds. Les autres s’en foutaient carrément, à croire que je puais des pieds. Ils n’ont jamais regardé mes pieds, encore moins les ont-ils pris dans leur main, les ont-ils touchés.

Y a-t-il autant de Normand Brathwaite dans le monde de la médecine?
(On sait que Normand déteste les pieds.)

 

Bref, ma décision est prise. Ma confiance dans le système de soins du Québec, dans la médecine du Québec, est fortement ébranlée. Je ne comprends plus que dans mon pays, on en soit rendu là. C’est une honte! Inimaginable comme situation et pourtant, elle est bel et bien là cette détérioration de notre système de santé. Quelle honte que d’avoir à se rendre dans un pays pauvre comme Cuba pour aller se faire soigner. Mais pauvreté n’est pas synonyme d’incapacité.

Je connais les Cubains et je sais qu’ils ont une grande réputation mondiale comme médecins. Aussi, c’est sans crainte et rempli d’espoir que je m’y rendrai bientôt pour y subir des examens visant à trouver une fois pour toutes ce qui est la cause de mes maux de pieds qui sont devenus pour moi un sujet de conversation quotidien et dont les douleurs sont de plus en plus difficiles à endurer. Il en va de ma qualité de vie et de celle de ma Louise.

Je vous reviendrai bientôt avec le récit de mon aventure à La Havanne.

Ça y est! Je suis revenu.

Mardi, 6 mai, 2008

Après avoir abandonné mon blogue, je reviens à l’écriture.
Ça me manque trop de ne pas écrire. Il faut que je m’y mette.
C’est pour moi, le meilleur moyen de m’évader.

Vous savez que j’ai des douleurs neuropathiques aigües sans cause déterminée.
En bon français, ça veut dire que personne ne sait ce que j’ai.
Il me faut donc trouver comment vivre avec ça et je vous avoue que ce n’est pas facile.

Évidemment, de quoi je me plains?
Après tout, cela ne fait pas mourir, ça ne fait qu’emmerder ma vie et celle de ma femme.

Alors, pour m’évader de mes douleurs, je tape sur le clavier de mon ordinateur.

Voilà… C’est tout pour aujourd’hui. Je vous reviendrai avec autre chose demain.