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Montréal, où vas-tu donc?

Dimanche, 29 mars, 2009

Aujourd’hui, je veux vous parler de Montréal.
Montréal c’est ma ville, j’y suis né. Je ne suis pas qu’un Montréalais, je suis aussi un Montréaliste.
Pour moi, c’est une des très belles villes du Monde. Oups! Non…. c’était une des plus belles villes du monde.

Malheureusement, Montréal périclite.  Elle qui fut la métropole du Canada, se fit supplanter par Toronto, puis supplanter encore de diverses manières, que ce soit par son club de baseball, par la Bourse, ou même par le hockey, à croire que les Maple Leafs sont meilleurs que le Canadien.

Pourquoi Montréal décline-t-elle à ce point?

Vous savez comme moi les nombreuses raisons qui font de Montréal une ville de plus en plus laide. La première étant ses nids-de-poules, ensuite la propreté, puis son manque de rigueur, son incapacité d’être bien gérée, sa pseudo démocratie qui emprisonne et empoisonne tout changement.

Montréal était du temps du Maire Drapeau, un fleuron. Drapeau a mis Montréal sur la carte du monde. Il l’a mise aussi sur la carte ” de crédit” avec ses idées de grandeur, son stade faramineux, mais au moins notre petit Jean, c’était un grand homme avec des idées d’avenir, des projets rassembleurs. Il était connu comme “Jos-Bras-de-Fer”, il avait de la poigne et savait conduire une équipe vers la victoire. Il a fait de très grandes choses à Montréal, il a fait Montréal.

Des Jean qui ont dirigés dans ce pays, aucun n’a et n’a eu la stature de Jean Drapeau.

Bon! Regardons maintenant vers l’avenir. 
Il serait temps de s’occuper de Montréal sérieusement.
Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement du Québec laisse aller cette ville dans le marasme actuel. En fait, je m’en doute bien. C’est le résultat de décisions incompétentes, de décisions complaisantes envers les ti-z’amis du pouvoir, envers les anglos de Montréal qui voulaient préserver leur territoire, qui refusent de s’intégrer à la culture française, se croyant menacés alors qu’ils nous menacent grandement plus. Ça ne prend pas la “tête à Papineau” pour comprendre que dans une Amérique anglophone, jamais un Québec francophone ne menacera la “culture” anglaise.

Mais suite à la fusion des villes de l’Île de Montréal, les frustrations se firent entendre de ceux qui ne voulaient pas de “une île une vile” concept initié par Jean Drapeau lui-même et auquel il n’a jamais pu donner suite, contré en ce sens par le gouvernement toujours. Pourtant quel beau principe que celui de “une île une ville”. 

Jamais un gouvernement n’aura été aussi efficace que l’ex-Communaurté Urbaine de Montréal. Elle regroupait une certain nombres de services, comme la Police, l’Évaluation, l’Assainissement des Eaux, etc. Ces services étaient dispensés à toutes les 29 municipalités de l’île de Montréal avec une efficacité hors du commun, avec une gestion serrée, sans dépenses inutiles. Cette supra structure, quoique décriée encore par les mêmes frustrés, a démontré durant ses 25 ans de services qu’elle était de loin le meilleur gouvernement qu’une ville pouvait avoir. Cette entité était dirigée de main de maître, par tous ceux et celles qui y ont oeuvré. Elle était dirigée par une formidable équipe de cadres et grâce au personnel travaillant, heureux, dévoué et enthousiaste, le travail était effectué presque à la perfection. Même les syndicats, celui des bleus entre autre, a vanté les mérites de gestion de la C.U.M. Alors pourquoi démembrer une telle organisation pour aller vers un marasme comme celui de la Ville de Montréal actuellement.

Le gouvernement Charest, pour se gagner des votes, a promis le retour en arrière. Des promesses faites par ce gouvernement, il semblerait que celles qu’il adore tenir, sont les retour en arrière. Une fois élu, les fusions furent défaites. Vous me direz “aux votes”, oui, mais jamais il n’aurait fallu permettre ces défusions. Pour une fois, il y avait unité dans le commandement d’un gouvernement qui de toute manière offre des services à l’ensemble des citoyens de l’île. Alors pourquoi défaire ça. Depuis, on assiste au déclin de cette ville qu’est Montréal. Rien ne va plus. On tergiverse, on n’arrive jamais à un consensus, il y a une structure que je qualifierais de “communiste”, en ce sens que l’on a des centaines de dirigeants pour une ville de 1,5 millions d’habitants. Plein d’arrondissements avec des maires, des conseillers, des adjoints, du personnel administratif, une armée quoi et que l’on doit payer cher, qui demande des ressources financières qui manquent déjà terriblement et alors, au lieu d’offrir des services avec les taxes, on engraisse une armada de fonctionnaires inutilement. Et je ne parle pas de ceux qui travaillent à offrir des services, je parle de gens qui “administrent” et qui sont dix fois trop nombreux. 

On a depuis les dernières années, attrapé le virus de la “consultite”. Plein de grands projets n’ont jamais pu naître de ces “consultites”, je ne pense qu’au projet du Cirque du Soleil. Je suis d’idéologie démocrate, je crois que les gouvernements doivent diriger en fonction des aspirations du peuple et non de leurs propres idées vouées le plus souvent à l’enrichissement des pourvoyeurs de fonds à leur caisse électorales. Mais je crois aussi que des grands projets doivent avoir un “leader” d’envergure pour bien aller de l’avant. Le maire Drapeau était de ce genre d’homme, mais malheureusement, on n’en trouve plus des comme lui. Nommez moi z’en un seul! Je veux un nom.. vous avez bien lu que je ne demande pas des noms, je n’en demande qu’un seul, car je sais que même là vous n’en trouverez pas. C’est ça le malheur de Montréal et je dirais même du Québec. Pourtant, malgré son style hétéroclite, la ville de Québec s’en est trouvée un en la personne du maire Labaume. Rira bien qui rira le dernier.

Alors! Il est urgent de se réveiller.
Le gouvernement est bien conscient que ça ne va plus à Montréal. Il faut un coup de barre dans la bonne direction. Pourtant, Monsieur Charest a demandé presqu’à genoux qu’on lui mette les deux mains sur le volant pour, disait-il, pouvoir diriger efficacement. Il serait grandement temps qu’il démontre ce qu’il peut faire, maintenant qu’il le tient à deux mains ce volant. Jusqu’à maintenant, il me semble qu’il le tienne bien à deux mains, mais le “char” est arrêté en double et il a les deux pieds sur les freins.

Il faut remettre de l’ordre dans Montréal. Il faut revenir à ce concept d’une île une vile” au plus sacrant. Il  faut dégraisser l’appareil gouvernemental de Montréal.  Un maire, un conseiller par arrondissement, point final. Le maire et les conseillers dirigent comme toutes les autres villes du Québec, en conseil, tous ensembles. S’il y a des conseillers dans l’opposition, parfait, la démocratie sera entendue, mais de grâce, ceux qui seront dans l’opposition, travaillez de concert avec ceux au pouvoir afin de permettre une saine gestion. Ayez en tête le bien des citoyens et non pas vos idées personnelles. Travaillez pour que la ville grandisse et vous grandirez par le fait même. Il me semble que ce principe soit oublié ou ne fut jamais connu auparavant. Pourtant c’est d’une évidence. Si on travaille pour le bien commun, on ne peut que grandir dans l’organisation. Je dirais que c’est comme ça que la C.U.M. travaillait.

Quand Montréal sera une ville unifiée sur l’île de Montréal et qu’elle sera dirigée par une équipe modeste ayant pour objectif le mieux-être de la population et l’épanouissement de cette ville, alors verrons nous déboucher des projets rassembleurs, qui permettront aux élus d’avoir le soutien de la population. Les gens voudront vivre à Montréal, pas la quitter. Quand on offrira à Montréal ce qu’il y a de mieux, ou d’exceptionnel, les touristes afflueront, mais aussi les Québécois qui vivent hors la ville. Peut être alors que l’on pourra entrer gratuitement au lieu de se faire égorger par d’éventuels péages sur les ponts, ou des arnaques de contraventions, des exploitations de tarifs exorbitants dans les parcomètres, des nids-de-poules à défoncer nos autos. Peut-être viendront de partout des citoyens de ce pays, en transport en commun efficaces qui libéreront les voies publiques. Qui sait?

Moi je le sais. Je sais que si Jean Drapeau était encore ici, on n’en serait pas là.
À quand, un homme ou une femme déterminé, plein d’idées nouvelles et avant-gardistes, rassembleur, pour diriger une telle ville. À quand un premier ministre efficace et responsable, audacieux, courageux, qui prendra le beau risque. Oups! Non, je comprends maintenant, le beau risque, ça appartient à un autre parti ça…

Pourtant! Ce serait si facile. Il suffit au départ, d’y croire, ensuite d’oser.

Sommes-nous restés caves?

Mercredi, 25 mars, 2009

Qu’est-ce qu’on fait devant la situation économique actuelle?

Comment doit-on nous comporter envers les événements qui nous bousculent?

Il me semble que nous avons suffisamment procrastiné depuis 1760, non?

Il me semble que nous avons atteint le fond du baril de merde que les Québécois croient ordinairement devoir bouffer pour gagner leur ciel?

Pourtant, en 1960, il y aura bientôt “50 ans”, nous avons mis un holà à la culture judéo-chrétienne qui nous laissait croire que nous étions nés pour un petit pain, que nous descendions de porteurs d’eau et que nous devions nous borner à la revanche des berceaux.

Il me semble qu’à l’ère d’Internet, des i-phones, i-pods, des GPS, nous pourrions mieux nous aligner que ça sur le progrès, sur l’avenir. Il me semble qu’avec l’accès aux nouvelles planétaires, aux images instantanées du coin le plus reculé de la Terre, quand ce n’est pas le coin le plus éloigné de l’Univers, nous sommes suffisamment renseignés, allumés pour avoir un comportement vachement plus adulte, responsable, que celui que nous affichons.

Sommes-nous des mauviettes? Allons-nous nous laisser plumer comme de vulgaires volailles, sans rien dire, sans nous défendre, sans demander des comptes aux “plumeurs professionnels”?

Claude Péloquin n’a-t-il pas écrit : “Vous n’êtes pas tannés de mourir, bande de caves?” 
Ça fait bien 40 ans de ça!

Dites-moi si vous croyez que nous avons changé?

Quelques-uns oui, mais pas la majorette silencieuse, alors non, la majorette silencieuse, elle est restée cave. 
Elle se laisse toujours embobiner et pas à peu de chose près, non, profondément, au plus profond de son fond.

Si tel n’était pas le cas, dites moi comment des Maddoff, des Lacroix, des banques, des compagnies d’assurances, des pétrolières, des gestionnaires d’entreprises privées ou de la Couronne, des organisations de toutes natures, se remplissent les poches et remplissent celles de leurs familles, amis et comparses, quelquqes-uns en fraudant honteusement, les autres en siphonnant notre argent de toutes les manières, par des hausses de prix inadmissibles, par des profits exorbitants, par des primes faramineuses sans justifications autres que celles qu’ils ont un contrat qui leur a été signées par leurs ti-n’amis et que conjointement ils se grattent le dos, se congratulent, se lèchent le cul et s’enrichissent mutuellement.

Dites moi pourquoi ensuite, quand la Bourse dégringole, qu’il n’y a plus d’argent nulle part, dites moi pourquoi il faut renflouer ces profiteurs avec nos impôts, pour leur permettre de se graisser encore mieux, de s’acheter des jets, se procurer des hangars modernes et luxueux, pour assister à des réunions à demander des milliards de fonds publics en s’y rendant en jet privés et s’octroyer encore des primes au rendement.

Dites moi pourquoi nous laissons s’en tirer un gouvernement qui ne tient pas ses promesses, qui ne fait que des études, des commissions d’enquêtes, des tables de concertations, des réunions inutiles, qui traîne en longueur tout ce qui devrait être fait depuis des années, comme la 30, le CHUM, les viaducs, l’échangeur Turcot, les routes, le réseau de la santé, l’éducation, la ville de Montréal ingérable à cause de politiques protectionnistes des votes. Qui nous dit une chose un jour et son contraire le lendemain, promet qu’il n’y aura pas de déficit et ensuite nous dit qu’on aura 3 à 5 ans de déficit, qui ne connaît pas les pertes de la Caisse de dépôt alors que l’opposition leur donne le chiffre, en même temps que le gouvernement s’esclaffe et ridiculise l’opposition. Ce gouvernement nomme des gestionnaires décriés de tous, paye des salaires avec de grosses augmentation pour les gestionnaires qu’il nomme en temps de crise.

Si nous n’étions pas des caves, personne n’oserait nous traiter ainsi, agir ainsi.

Quand?  Quand prendrons nous conscience de ce fait et surtout quand aurons nous suffisamment de volonté pour exiger que tout cela cesse?
Quand aurons nous suffisamment mangé notre quota de merde pour être rassasiés et exiger enfin de manger de la moulée?

Car s’il s’avérait que nous ne soyons pas caves, alors il serait évident que nous avons cessés de produire de l’histamine, nous dormons.

Souhaitons si tel est le cas, que nous dormions jusqu’au stade 4 du sommeil. Nous serons peut-être confrontés à quelques terreurs nocturnes, mais cela ne devrait pas nous effrayer, habitués que nous sommes aux terreurs diurnes actuelles. Nous pourrions nous confronter à quelques états somnambulistes, mais là aussi, marchons nous de jour, en somnambules depuis longtemps. L’espoir réside surtout dans le fait qu’au stade 4 du sommeil, ont lieu les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance. Peut-être qu’enfin, nous pourrions envisager croître en adultes responsables et exigeants, qui refuseraient de se laisser embobiner comme avant.

Je suis de retour!

Mercredi, 25 mars, 2009

cafe_du_matin1Salut! Voilà, je suis de retour. J’ai quitté ce plateau depuis quelques temps, persuadé que je n’avais plus rien à faire ici. Pourquoi? Parce que j’ai cru un moment que c’était inutile de vouloir changer le monde. Que c’était chose impossible.

Que ma soif de justice ou de mondes meilleurs me semblaient tout à coup utopiques. En fait, c’était vrai. J’écrivais dans le moule de mes idoles. Je dénonçais, avec rage parfois, car comment accepter les Maddoff de ce monde. Comment accepter que le peuple soit pris pour des imbéciles par les politiciens, par les détrousseurs professionnels de ce monde qui ont mis le système économique capitaliste par terre et une fois étendu dans la “sloche” ils le piétinent encore, espérant lui extraire le reste de sang qui coule dans ses veines. Nous vivons dans un monde qui n’a que le signe de $ tatoué sur le coeur, je dirais même, pas tatoué, mais carrément à la place du coeur.

Alors j’avais décidé de m’arrêter. Ne plus m’en mêler, de cette merde qui entache la société d’aujourd’hui. Anciennement les capitalistes disaient que le communisme était l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Face à ces belles réussites capitalistes des derniers douze mois, je comprends que le capitalisme c’est le contraire.

 

Je suis de retour, mais je compte bien vous parler différemment de tout ce que je constate dans la société de ce troisième millénaire. J’espère trouver les mots justes, non pas ceux de la rage, mais ceux de l’espoir, ceux de l’avenir, ceux qui permettraient à ceux qui restent Humains sur la Terre (et mon coeur me dit que c’est la majorité) se motivent et se mobilisent pour faire savoir aux exploiteurs, aux incompétents qui nous gouvernent, que nous attendons mieux.

Il serait temps que prennent exemple sur un Barak Obama les dirigeants de la planète qui se croient les nombrils du monde.

Dites-moi seulement comment ces gens-là qui laissent aller, qui facilitent la vie aux exploiteurs, peuvent-ils se regarder dans le miroir en se rasant le matin ou même pour quelques-unes, en se maquillant?

Vous savez pourquoi il n’y a pas plus de femmes en politique? Parce que ça décourage de maquiller deux faces le matin.

À demain.