Pour en finir avec cette histoire de « putsch » au PQ.

Lundi, 23 janvier, 2012

Je ne sais pas pourquoi surgit soudainement ce dossier de directeur général du Bloc Québécois qui aurait été payé par des fonds parlementaires qui ne doivent pas être attribué à ce genre de dépenses, mais ça arrive un peu trop à un moment stratégique.

Alors que Gilles Duceppe tente un « putsch » contre Marois, il se retrouve à devoir se défendre de ses décisions du temps qu’il siégeait à Ottawa.

Qui a sortit ce poisson de l’aquarium?
Je n’en sais rien mais je trouve dommage qu’on tente de le faire passer pour un fraudeur. Le Parti Libéral semble vouloir avoir sa revanche sur cet homme qui les a longuement combattu du temps des commandites. Le NPD s’attaque aussi à lui, mais que leur a-t-il fait pour qu’ils l’attaquent ainsi? Il m’a toujours semblé que Duceppe et Layton étaient de bons « amis parlementaires » et se traitaient avec grand respect…

Enfin… Gilles Duceppe n’est pas chanceux depuis les dernières élections.
Mais pourquoi tentait-il aussi de détrôner Marois au lieu de s’allier à elle et ensemble présenter une force inouïe devant l’adversaire libélal.

Encore une fois, je ne comprends pas ce stratagème.
Pas plus que je ne comprends Bernard Landry qui supposément écrira une lettre cette semaine. Il dit ne pas chercher à mettre le trouble au PQ.. Mais pourquoi écrire cette lettre si elle n’est pas une lettre qui regaillardirait les troupes et inciterait les membres à l’union. Un texte rassembleur, qui demanderait aux déserteurs de tous revenir au bercail.
À Pauline de tous les reprendre, leur pardonner et bâtir une équipe du tonnerre comme du temps de René Lévesque
ou du temps de Jean Lesage où étaient Lévesque et Parizeau d’ailleurs…

Je trouve tellement dommage de ne pas pouvoir compter sur Duceppe dans la prochaine bataille.
Tellement dommage de ne pas compter sur une équipe unie, qui travaille pour le bien commun, pour l’ensemble des québécois et non pour chacun leur carrière, leurs ambitions personnelles.

Laissons Marois démontrer ses compétences car elle en a et son expérience est très grande.
Pourquoi une femme ne serait pas un Premier Ministre efficace?
C’est comme avec le CH… sans un bon « coach » pas de Série de la Coupe Stanley.
Souvent on se défait du « coach » sans raison, car on ne sait pas quoi faire d’autre. Ce n’est pas toujours de sa faute, mais il écope car le chef n’a jamais d’excuses de ne pas rencontrer ses objectifs.

Je souhaite bonne chance à Madame Marois et surtout aux québécois, car nous en aurons besoin pour nous défaire d’un gouvernement libéral qui n’a rien foutu de bon pour les québécois qui a laissé traîner en longueur la création d’une commission d’enquêtes sur la corruption, qui n’a jamais atteint ses promesses de réduire les listes d’attentes dans la santé et qui prétend aider les québécois avec son plan Nord.

Charest passera à l’Histoire comme le pire Premier Ministre et celui dont la cote de popularité fut au plus bas.
Malgré tout les québécois lui ont donné trois mandats et pourraient bien lui en donner un quatrième vu la répartition des votes parmi quatre partis politiques.

Parfois le loup réussis à se glisser dans la bergerie avec une telle stratégie.

Nous avons atteint la frontière du non retour.

Vendredi, 20 janvier, 2012

Vraiment, je ne comprends pas Gilles Duceppe.

Même si le Monsieur se dit prêt à remplacer Madame Marois, il ne fait certes pas cela pour aider la cause.
Car si un homme voulait aider la cause de l’Indépendance, il se rallierait à Madame Marois et ensemble, ils iraient à la guerre, battre le Parti Libélal et son Cheuf, John James Charest.

Pourquoi Gilles Duceppe ne veut-il pas combattre aux côtés de Pauline Marois?
Est-ce qu’il est trop préoccupé par sa carrière, par ses ambitions personnelles?
Est-ce parce qu’il souhaite passer à l’Histoire en devenant Premier Ministre du Québec?

Je l’ai dit tout au long de ma carrière, à qui voulait l’entendre.
Il ne faut jamais mettre en avant nos ambitions personnelles. 
Il faut travailler fort pour l’organisation qui nous  emploie et faire en sorte que cette organisation progresse le mieux possible.
Ce n’est qu’en travaillant à faire grandir l’organisation que nous grandissons avec elle.

Je suis vraiment très déçu de Gilles Duceppe et si jamais il supplantait Pauline Marois, je ne voterai jamais pour lui, ni pour le PQ malgré le fait que je sois profondément un indépendantiste.
Je ne pourrais pas tolérer un tel manque de solidarité.
De plus, j’ai la profonde certitude que si un tel « putsch » se produisait, les québécois montreraient encore une fois, la porte à Gilles Duceppe. Car il ne faut pas ignorer que le Bloc Québécois dirigé par le même individu dont il est question ici, s’est fait battre à plate couture par les québécois qui lui ont préféré le NPD composé en presque totalité, de « nobody ».

Malheureusement, les Québécois en ont marre de ce genre de politicien qui fait carrière dans la politique mais qui ne fait pas carrière en songeant à la population. Le fait que les québécois ne votent plus devrait sonner une cloche aux oreilles de ces politiciens qui croient qu’ils peuvent diriger un pays et faire ce qu’ils veulent avec 30% des votes potentiels, comme se permet de faire Harper.

Sacrés Québécois… Ils sont là à revendiquer leurs droits à tour de bras et le seul vrai droit fondamental qu’ils possèdent, ils le bafouent à tour de bras, celui de choisir les politiciens qui dirigeront la destinés de leur pays, qui dépenseront l’argent de leurs taxes correctement ou non et qui les taxeront encore et encore jusqu’à les saigner à blanc…

Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Lizette Lapointe, Louise Beaudoin, Jean-Martin Aussant, François Rebello, si vraiment vous êtes des indépendantistes et que vous avez à coeur l’option et l’intérêt du pays, relevez-vous, faites amandes honorables, revenez au PQ et dites haut et fort à Pauline que vous avez eu tort de partir. 

Vous auriez pu exprimer vos dissidences sans quitter le navire. Si vous ne revenez pas vous serez responsable de la mort de ce Parti fondé par René Lévesque et qui formait le rêve de millions de québécois et québécoises qui mourront un jour sans avoir vu se réaliser ce rêve. Qui plus est, vous aurez sur la conscience, l’anglicisation et la canadiannisation de notre peuple. Car encore une fois j’ai la conviction que si le PQ se plante aux prochaines élections, c’en sera terminé du projet indépendantiste et du PQ comme ce fut un jour, la fin de l’Union Nationale.

Quoi espérer…. et doit-on encore espèrer?

Jeudi, 19 janvier, 2012

Hier j’écoutais Anthony Kavanagh au Grand Rire 2011 de Québec, parler des Québécois.

Il reprenait je crois en parodie, Elvis Gratton quand il se dit québécois.

Kavanagh lui, nous disait quelque chose de semblable, mais affirmait qu’il était québécois et non canadien.

Toutefois, il disait qu’il était fédéraliste à Québec et Indépendantiste à Ottawa, qu’il était québécois francophone mais il écoutait la musique anglophone. Il gagnait sa vie au Québec mais irait dépenser sa pension de vieillesse en Floride. C’était son texte, le texte de son show….

Et je me suis dit…. c’est fini… jamais on n’aura un pays à nous…..

Car en plus des drôleries d’Anthony, que j’admire et aime beaucoup…. il n’y a pas loin de la réalité dans ses propos…. mais il y a plus… il y a tous ces péquistes qui ne songent qu’à leur carrière ou leur petit égo. 

Ils ne se préoccupent pas de savoir où s’en va le pays, mais quand auront-ils assez d’années de service pour avoir une pension. Ils se battent tous les uns contre les autres. Dieu que c’est difficile de voir l’harmonie dans ce parti politique. Les chefs en ont tous arrachés. Ils se poignardent tous dans le dos. Personne n’y échappe. Pouvez-vous me dire pourquoi ils agissent ainsi? Un quitte pour un autre parti, d’autres quittent pour convictions personnelles, d’autres …. etc… et chacun raconte son histoire et l’histoire des autres et patati, et patata… ça fait vendre du papier, ça fait perler les journalistes et donne du contenu aux journaux télévisés qui en ont bien besoin.

Ego…. Quand je pense à Bernard Landry qui a quitté le navire avec 71% d’appui…
Le Mônsieur en voulait plussss.
Non, mais qu’est-ce que cela a donné au pays…
Une bataille à la chefferie et l’élection d’André Boisclair qui lui, n’avait pas prévu que ses écartades de jeunesse nuiraient à sa carrière de politicien. Pourtant, en homme intelligent qu’il est, même jeune, il devait bien savoir ça s’il voulait vraiment devenir Premier Minus… il a manqué le devenir pour se contenter d’être Premier Minable…. et Mônsieur Parizeau qui lâche ses deux vérités… Oui, vérités… mais pas bonnes à dire les vérités, c’est bien connu ça…. comment un politicien de son envergure a pu se laisser aller à la déprime à ce point…..

Tout ça nous a conduit à Pauline…. trop riche, trop fraîche, femme de surcroit… 

« …On a essayé ça, des hommes, depuis plus de 160 ans, disait Michel Chartrand, y’é temps qu’on essaie une femme… » 

Elle ne fera pas pire que Charest…. elle ferait même mieux sans se forcer…… 
elle n’aurait qu’à prendre une décision…

Et on se chamaille au PQ … et on tente de faire à Pauline le même coup qu’on a fait à René ou à d’autres…..

On ne se relèvera pas de ça…. Pourtant, on aurait avantage à tous se relever les manches et se rallier derrière Pauline pour battre Charest et se sortir de ce Kanada qui ne nous ressemble plus du tout avec ses idées de droite qui sont celles des réformistes et non des conservateurs. Je n’ai rien ni tout pour Pauline, mais elle a eu 93% d’appui… et Duceppe, je l’aime bien, mais il s’est fait montrer la porte par les québécois, alors que vient-il faire dans la galère. Si tu arrives dans la galère, rames @#$%?&* et quand t’auras assez ramé, t’auras peut-être droit de prendre la barre…. en attendant si vraiment t’aimes ton pays, rallies toi au chef, convaincs les autres lâcheurs et supportez Pauline que diable… afin qu’on gagne cette élection. Nous, les électeurs, les électrices, les électriciens et les électrons, on vous a fait confiance, alors prouvez-nous qu’on avait raison de croire en vous.
Ou alors continuez votre petit jeu et passez tout droit à Go sans récolter de reconnaissance et surtout en passant aussi à l’Histoire comme ceux qui ont perdu leur pays une deuxième fois au nom de la population.

Si le PQ disparait de la carte électorale du Québec, c’en sera fini du Québec français. 

Dans 10 ans, nous serons assimilés totalement et la culture francophone au Canada ne sera pas plus importante que l’est la culture des peuples fondateurs de ce territoire immense, la culture des Autochtones.
Voyez la place qu’a faite l’envahisseur de ce pays aux Autochtones depuis 1760 et vous aurez une idée de ce que les descendants de ces envahisseurs nous réserveront.

Fermeture du tunnel

Mercredi, 18 janvier, 2012

Encore la fermeture du tunnel L-H Lafontaine cette fin de semaine.

Je me demande finalement si ce n’est pas une bonne chose.

Pourquoi ne fermerions nous pas tous les ponts et le tunnel les fins de semaines en hiver? Cela permettrait à la ville de Montréal de mieux nettoyer ses rues lors de tempêtes de neige. Comme il n’y aurait pas trop de circulation automobile en ville, les cols bleus seraient à l’aise pour déneiger.
Et même le printemps, ce serait avantageux. En effet, les cols bleus auraient encore la voie libre pour boucher les nids-de-poules qui se forment durant l’hiver.

Ne venez pas me dire que ça nuirait au commerce, tout le monde sait que les 450 préfèrent maintenant magasiner au Dix-30 ou dans les « shopping centre » de Vile de Laval.

Finalement, le maire Tremblay en aurait pour son rhume avec ses idées de péage sur les ponts. Plus personne ne viendrait à Montréal. Seuls les Montréalais sortiraient de leur ville, pour y revenir le dimanche soir, dormir et se préparer au lendemain matin, lundi, pour aller au boulot. Car, il faudra bien un jour que les banlieusards se trouvent un boulot en banlieue. Avec toutes les difficultés de prendre le métro ou le train de banlieue, et avec les ponts et le tunnel fermés, ce sera toujours aussi difficile de rentrer à Montréal pour les irréductibles qui souhaiteront toujours vivre en banlieue et travailler à Montréal.

Je crois que vraiment, la solution à la congestion des routes c’est assurément de fermer les ponts et le tunnel complètement et laisser les Montréalais se complaire entre eux.
Un jour, ils finiront bien par exiger un maire qui saura les sortir de leur ville déserte.
Ici, contrairement à d’autres endroits dans le monde, il serait inutile de construire un mur autour de Montréal. Ce qui représente une économie majeure pour ceux qui souhaite contrôler les allées et venues des méchants 450 dans les rues de la ville.

En attendant mieux, je resterai chez-moi en fin de semaine…

Les voisins

Dimanche, 15 janvier, 2012

J’ai des voisins formidables. Ils sont toujours prêts à m’aider ou s’entre-aider.

Des gens gentils, qui se mêlent de leurs affaires, mais demeurent aux aguets si nous partons ne serait-ce que quelques jours. Ils sortiront les bacs de récupération ou de déchets, ils les rentreront le soir au retour du travail. Ils prendront le courrier si on le leur demande et leur fournit la clé du casier. Qui plus est, ils sont silencieux, jamais de bruits de musique forte, jamais de tondeuse tôt le matin ou lors des heures de repas le soir. Bref, j’adore mes voisins.

Surprise ce matin. Mon voisin de droite a choisi de vendre sa maison et en sortant j’ai constaté une affiche d’agent immobilier qui était piquée dans le banc de neige en face de la maison.

Et je me suis mis à me demander quel sorte de voisin nous allions hériter un de ces jours.

Car la question se pose, je vous l’assure.

Aurons-nous un voisin comme celui qui part, tranquille, jamais un mot plus haut que l’autre, toujours gentil et affable, prêt à donner un coup de main?

Cette question me tourmente d’autant plus que cette semaine, un malade mental a tué son voisin à Verchères.

Le pire c’est que nous connaissons ce monsieur et nous connaissons aussi quelques membres de sa famille. Des gens super gentils et aimables. C’est à se demander ce qui peut bien inciter un malade à tuer son voisin. À mon avis il n’y a pas de raison qui vaille. Ce monsieur était gentil et il ne méritait pas une telle fin.

Cela a ramené de mauvais souvenirs dans la tête de ma femme.

Il y a plus de 40 ans, son oncle a subi le même sort. Son voisin lui a tiré une balle de .303 dans la tête un soir, parce qu’il ne pouvait pas le blairer. Or, l’oncle de ma femme était aussi un gentil garçon qui n’aurait jamais fait de mal même à une mouche, qui se mêlait de ses affaires et qui était aimé de tous…. sauf de ce voisin.

Alors vous comprendrez que cette pancarte à vendre en face de la maison d’à côté, ça m’énerve un peu.

La fête des rois.

Vendredi, 6 janvier, 2012

Le 6 janvier, dans ma jeunesse, c’était la fête des rois.

Nous fêtions tous cette journée rappelant la visite des rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, venus d’Orient en suivant l’étoile de Bethléem, pour aller rendre hommage à Jésus né dans une crèche entre un boeuf et un âne. Ils emportèrent des cadeaux précieux, soit de l’or de l’encens et de la myrrhe.

Je ne vois pas pourquoi ils emportaient de si précieux cadeaux à remettre à des gens simples et pauvres comme Joseph et Marie, qui n’eurent d’autres endroits que la crèche pour se loger.

Il m’apparaît que ce soit plutôt une légende urbaine qu’autre chose.

Toujours est-il que ce jour-là, la tradition voulait que l’on partage la galette des rois et cela permettait de coïncider l’événement à une sorte de soirée où nous dansions et buvions entre amis et parents. La maîtresse de maison avait cuisiné deux galettes, une pour les femmes dans laquelle, elle avait pris soin d’insérer avant la cuisson, une fève et dans l’autre pour les hommes, un pois. Elle servait alors un morceau de la galette à chacun des invités et celui et celle qui trouvait l’un de ces items devenait le roi et la reine de la soirée.

Cette fête traditionnelle catholique est disparue du folklore québécois et je ne connais pas personne qui la célèbre aujourd’hui. J’ajouterais même que rares sont les jeunes de moins de 35 ans qui la connaissent.

Une victoire du CH et tout le monde capote.

Jeudi, 5 janvier, 2012

Une victoire et les fans se voient déjà en finale.
Les journalistes sont pareils.

Un entraîneur-chef unilingue chez le Canadien de Montréal!
On a entendu partout des vierges offensées se lever d’un bond pour décrier la situation. Plein de journalistes sportifs, de politiciens, de blogueurs, de partisans, profitaient de ce cocasse événement pour fustiger les dirigeants anglophones du CH et monter en épingle cette situation.

Bien sûr ça faisait vendre les journaux, ça alimentait les réseaux de télé et les bulletins de nouvelles. Cependant, le Centre Bell demeurait plein à craquer… il n’y a pas eu de boycott de la bière lors des parties, pas plus que les produits Molson furent boudés. On chialait verbalement, mais personne ne frappait là où ça aurait pu faire mal, pour convaincre que la langue est importante dans ce dossier.

MAIS… il aura suffit que le CH gagne une petite partie pour que toutes ces vierges offensées oublient très rapidement le sujet de la langue et la nécessité d’un entraîneur bilingue.

Fuck the language if we do the playoffs!

Et là, parce qu’ils ont gagné une partie, v’la tout le monde en liesse et certain que ça sent la coupe.
Franchement, le hockey c’est la pire religion qui soit… une religion d’intégristes en plus.

L’indignation a-t-elle une fin?

Mercredi, 4 janvier, 2012

Partout dans le monde, l’indignation augmente.

Est-ce que les indignés ont tort?

Seuls les responsables des causes de ces indignations peuvent affirmer avec véhémence que oui, ils ont tort.

 Les indignés auraient tort de s’indigner!!!
Il faudrait donc tout subir et fermer sa gueule.

Ne jamais rouspéter, ne jamais dire qu’une décision, qu’un geste, qu’une loi, qu’un style de gestion, qu’une mauvaise administration des fonds publics, qu’une apparence de corruption évidente, qu’une hausse éhonté des profits au détriments des salariés, ne soient pas contestables.

Pire, encore, que les peuples soumis à des dictatures évidentes devraient laisser faire.

Que des peuples dits démocratiques, mais dont les élus qui gouvernent en ayant obtenus moins de 35% des votes totaux de la population apte à voter, se prévalent du fait qu’ils ont obtenu un gouvernement majoritaire, et affirmer qu’ils ont la légitimité d’agir et faire ce qu’ils veulent alors qu’ils ne représentent que 35% de cette population.

Et que devant ces gestes la population ne doive pas s’indigner.

Laissant, qui, les uns matraquer et tuer leur peuple, les autres prétendre être démocratique et agir arbitrairement en passant des lois qui déplaisent à la majorité de la population.

Dans ce cas, ils diront que la population n’avait qu’à aller voter massivement.

Oui, mais le peuple en a marre de la politique telle qu’elle se fait maintenant dans les pays dits démocratique. Avec tous les scandales, les dépenses faramineuses, la taxation à outrance au lieu de la saine gérance, les peuples ont atteints leur seuil d’écoeurantite aigüe et comme ils sont souvent mal informés parce que les journaux, les médias électroniques, sont tous plus ou moins à la solde de la finance et des gouvernements de par les uns qui les financent au travers la publicité et les autres qui les subventionnent, le peuple n’entend que ce que veut bien leur dire la finance.

Quant aux gouvernements… on sait bien qui est-ce qui dirige…. encore la finance, car de plus en plus les campagnes électorales coûtent des fortunes et les politiciens comptent sur un financement qui ne viendra certes pas de la poche des pauvres.

Alors, on banalise le discours des écoeurés, on traite les indignées de subversifs, de sans-abris (remarquez que ce n’est pas une honte d’être un sans-abri – la honte ce sont ceux qui causent leur situation. Aucune société saine d’esprit n’aurait des sans-abris abandonnés au froid de nos hivers) mais aux yeux des riches, que vaut un sans abri… il ne vote même pas… remarquez que parfois cela fait mieux leur affaire que personne ne vote….

Tiens, si personne ne vote… on est dans quel sorte de régime.

Il ne faudrait pas que l’on minimise les gestes des gouvernements municipaux qui ont démolis les installations des indignés de 2011. Encore une fois, on matraque ceux qui contestent. Pourtant ne dit-on pas que nous avons droit à notre opinion et que justement ce droit est acquis en régime démocratique. Avons-nous le droit oui ou non?

Si oui, pourquoi alors empêcher les gens de s’en servir? Ce droit est-il limité en terme d’heures ou de minutes et passé le temps ainsi défini (défini dans la tête du maire par exemple) on le retire!!!

Je m’indigne donc ce matin devant le manque d’indignation de la population envers les indignés qui furent bannis des lieux publics par les gouvernements qui se sont fait dire par la finance qu’elle était indignée de voir toute cette indignation s’étaler devant ses bureaux.

L’indignation aurait une fin si l’exploitation des humains cessait
Je me souviens de cette formidable farce que racontait Chose, dont j’ai malheureusement oublié le nom.
Il demandait:

« Qu’est-ce que le communisme? »
- C’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme! disait la voix.
« Qu’est-ce que le capitalisme? »
- C’est le contraire, disait-elle.

 Ha! bon, je viens de comprendre….

Bonne année 2012

Mardi, 3 janvier, 2012

Je ne sais vraiment pas comment faire pour que ce blogue soit lu par d’autres - ni comment le faire connaître sur le web…. Il y a sûrement moyen mais je ne connais pas ce ou ces moyens.

Je n’ai rien foutu de l’année 2011, alors le peu de visiteurs qui venaient me voir ici ne reviendront peut-être plus jamais. Ils doivent croire que je suis mort ou que j’ai abandonné.

Il n’ont pas tout à fait tort.
J’ai abandonné.
Je suis comme ça.
J’ai besoin de croire et parfois la foi me quitte.
Je déprime devant ce que la société produit de nos jours.
Ou devrais-je dire “devant le produit de la société”.
Car vous admettrez avec moi que ce n’est pas rigolo, ce qui se passe.

Juste la fermeture du pont tunnel Lafontaine avant Noël.
Ça montre à quel point le gouvernement en place prend la cause du citoyen à coeur.
L’urgence d’enlever les paralumes était plus grande vers la rive-sud que la  rive-nord.
Hum… savaient-ils seulement lesquelles furent installées les premières
lors de la construction du  tunnel?

Je suis de retour.

Je me dis que je ne dois pas laisser aller les choses sans rien dire, même si je parle dans le désert, même si personne ne me lit. Je l’ai déjà dit, l’écriture est une forme de thérapie très efficace qui m’empêche de sombrer dans la déprime.
Alors je reprend ma plume en espérant que des gens comme

Julie Gagnon julie_gagnon@csf.bc.ca

Garamond
bgaramon@gmail.com

seront encore là pour m’encourager en venant occasionnellement me donner un petit commentaire.

À demain…

Les armes.

Mardi, 11 janvier, 2011

Encore une tuerie, cette fois en Arizona, mais pourquoi s’étonner?
Ce pays permet à ses citoyens de porter des armes en public et dans l’Ouest par exemple, il y a encore des milliers de cow-boys qui se croient toujours en 1890, à la chasse aux Indiens.

Encore une fois, un massacre avec une arme automatique.
Le fou avait des chargeurs de 33 balles.
Un journaliste affirmait :
«  si on limitait les chargeurs à 10 balles il y aurait moins de morts ».
Un autre mec disait :
« c’est sûr que si t’as moins de balles dans un chargeur, il y aura moins de monde de tué ».
Ce qui m’a fait dire:
« si t’as pas de balle dans ton chargeur tu ne tueras personne ».

Si le deuxième amendement de la Constitution américaine permet la possession d’armes et que les politiciens ne veulent pas abroger cet article, ils pourraient alors interdire la possession de balles.

Jeune, j’ai eu droit à l’usage d’une carabine de calibre .22 Remington.
Je tirais 100 balles par fin de semaine.
J’avais 11 ans, quand j’appris que le voisin possédait une telle carabine.
Je lui demandai si je pourrais l’utiliser.
J’avais un copain qui en possédait une et qui m’en parlait souvent.
Mon père, un ancien militaire qui avait agit comme instructeur de commandos durant la guerre, posa deux conditions pour m’autoriser à utiliser cette carabine.

Premièrement, il exigeait que ce soit une carabine à un seul coup, donc à recharger une balle à la fois. Ainsi, disait-il, une fois tirée tu es certain qu’il n’y a pas une autre balle dans le canon qui risquerait de partir par accident.

Deuxièmement, il exigeait que je puisse défaire la carabine en morceaux et la remonter, dans un temps limite et ce, en ayant les yeux bandés, donc, à l’aveugle.

Les deux conditions furent rencontrées. La carabine était à un coup et je démontai et remontai la carabine les yeux bandés, dans le temps limite.

De 11 ans jusqu’à 15 ans, j’eus la permission de me servir de la carabine et ce environ 40 fins de semaine par année, où je tirais deux boites de 50 balles de calibre .22. J’étais un excellent tireur. Je tirais 20/20 et mon copain également.

Un jour, nous étions partis pour camper une fin de semaine.
Nous emportions nos carabines.
Après une marche d’environ 7 kilomètres, nous arrêtâmes dans un petit boisé pour nous reposer. Mon copain avait une carabine avec chargeur, qui contenait 14 balles; ma carabine était toujours à un seul coup.
Nous étions assis adossé à un tronc d’arbre tombé, l’un à côté de l’autre.
Mon copain décida de nettoyer son arme et vida son chargeur, puis le remis sur la carabine. Il tira un coup question de s’assurer réellement qu’il n’y avait plus de balle, mais il en restait une qui s’était insérée dans le canon.
En tirant, son arme pointée vers le sol, mais  en direction de mon pied, il atteignit mon pied et la balle passa au travers la chair.

Rien de bien grave, puis que la blessure guérit en quelques semaines, mais ç’aurait pu être grave si la balle avait touché un os ou encore si j’eusse été assis en face de lui.

Mon père avait vu juste. Une seule balle à la fois, ça limite les dégâts.
Si t’as pas de balle dans le canon ou dans le chargeur, tes chances de blesser ou tuer quelqu’un sont nulles.

Moralité: si on ne peut pas interdire aux américains de posséder des armes, interdisons au moins la possession de balles.

Oui, je sais, vous allez dire « Y’é fou le mec, son discours est imbécile ».
O.K. mais lequel des deux discours est le plus imbécile?
Interdire la possession de balles ou permettre de posséder et porter, même en ville,
des armes automatiques, sous prétexte de voir à sa protection?

Je tiens un langage de fou, face à une règle de fou.

 


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