La chasse aux phoques.

Jeudi, 7 mai, 2009 by lepianistesolitaire

Sans être vulgaire, je dirais Phoque à ceux qui se démènent comme des fous pour l’interdiction de cette chasse, mais en anglais, pour cette fois.

 

Non, mais qu’est-ce qui se passe encore dans ce monde de fous où nous vivons depuis quelques temps? 

On prend la défense des phoques. Mais est-ce qu’on prend la défense des humains aussi? Il me semble que tous ces “lobbyistes” sur l’interdiction, que ce soit de la chasse aux phoques ou de l’avortement, il me semble que tous ces défenseurs soient prêts à tout pour gagner leur point. Comme s’ils étaient prêts à tuer eux-mêmes pour que d’autres ne tuent pas. N’a-t-on pas vu dans le passé, des pro-vie poser des bombes chez Morgentaler? Ce Monsieur, qui a sauvé la vie de milliers de femmes charcutées par des charculatants parce qu’elles n’avaient pas droit à l’avortement médical, n’a-t-il pas eu des menaces de mort et des attentats chez-lui?

 

Je ne comprends plus rien à ces idioties. La chasse aux phoques n’est pas plus sauvage que la chasse à l’ours, aux chevreuils, à l’orignal, à la gélinotte, aux canards, aux oies sauvages ou aux sangliers.

 

Tuer c’est tuer, quelle que soit la manière. C’est un peu sauvage je l’admet, mais si on est carnivore, il faut bien tuer pour manger de la viande. Tuer à la chasse ou tuer en abattoir, quelle différence? Tuer à l’arc, à l’arbalète, à la carabine, au fusil ou en posant des collets, quelle différence? Tuer c’est tuer, et il faut tuer pour manger, n’importe quel carnivore sait ça. 

 

Bardot ou toutes ces vierges offensées devant la chasse aux phoques sont-elles toutes végétariennes? J’ose y croire, sinon quel paradoxe.

 

La chasse aux phoques permet de diminuer cette population qui croit de manière exponentielle si elle n’est pas contrôlé car les prédateurs du phoque sont nuls. Si la population de phoques augmente trop, c’est la morue qui se voit anéantie. La morue nourrit des milliers de personnes sinon des millions. Vaut-il mieux laisser mourir de faim ceux qui se nourrissent de morue? Vaut-il mieux laisser mourir de faim ceux qui vivent de la chasse aux phoques? Et quand il n’y aura plus de morue, que mangeront ceux qui s’en régalaient, mangeront-ils du phoque? Vous voyez bien que c’est une situation absurde.

 

Ceux qui mangent du veau de lait ou du cochon de lait, sont-ils coupables de quelque chose? Ceux qui mangent de la truite ou du saumon d’élevage sont-ils coupables de quelque chose? Et ceux qui élèvent du bétail dans le but unique de le tuer ensuite pour le vendre aux carnivores, sont-ils coupables de quelque chose? Doit-on interdire cette tuerie mondiale organisée?

 

Vous voyez bien que cette situation est totalement folle. C’est à ni rien comprendre. Ou plutôt, c’est à comprendre que la mentalité européenne est à l’image de son continent, comme on dit en Amérique, le “vieux continent”, correspond t-il à de vieilles idées?

 

À voir comment ces gens réagissent je suis tenté de dire oui.

Car imaginez vous que ces mêmes tordus de l’esprit qui ont voté cette loi contre la chasse aux phoques, sont probablement allés dîner dans le resto d’à-côté et se sont régalés de foie gras et de poulet de Bresse. Car vous savez comme moi que le gavage des oies n’est pas quelque chose de répréhensible, cela se fait dans de bonnes conditions, les oies aiment ça le gavage. Elles aiment ça bouffer des tonnes de grains et se farcir le foie et les magrets. C’est bien de gaver des oies, mais ensuite, ne les tuent-on pas les oies chez-vous?Ben non, vous les mangez crues, vous n’êtes pas des sauvages chez-vous.

 

Tiens, ça me rappelle la venue des Européens en terre d’Amérique. Ils venaient ici pour civiliser les Sauvages comme ils disaient. Mais qui étaient les sauvages, sinon, ceux qui venaient ici emmerder les natifs de leurs lois, de leurs religions, de leurs petite vérole de merde, de leur maladies vénériennes et de leur eau-de-vie, tout quoi pour sortir de ce pays toutes les richesses naturelles  sans tenir compte de ceux à qui appartenaient ce continent.

 

Vous êtes vraiment des nuls.

 

Les trophées Artis

Lundi, 27 avril, 2009 by lepianistesolitaire

Ouais, je ne suis pas surpris du résultat et en même temps je suis passablement écoeuré car il est de toute évidence que ce gala n’est pas représentatif de la réalité. Il est plutôt représentatif de ce que la population télévisuelle décide, mais quelle population, sinon celle qui est rivée à TVA.

J’ai la ferme conviction que personne ne vote sauf les téléspectateurs assidus de TVA.  Je suis convaincu que les téléspectateurs assidus des autres stations ne votent pas ou presque pas. Ceux qui regardent Radio-Cadenas par exemple, et qui n’en ont rien à foutre de TVA ne prennent pas la peine de voter.

Je n’ai rien contre TVA, mais je ne suis pas un assidu. Pourquoi? Parce que je n’aime pas la majorité des émission qui y sont diffusées. Pas plus celles produites ici ( j’en aime une ou deux) et encore moins les autres, trop d’inondation de culture américaine. Je n’en reviens jamais de constater à quel point TVA peut abrutir la population avec ses traductions d’émissions américaines, sans les nommer si vous êtes assidus vous le savez. Je zappe souvent et je sais de quoi je parle, Mais oui, ça demeure uniquement mon opinion. 

Bon… il y  en aura toujours pour parler contre Radio-Cadenas, moi le premier. Je le trouve trop fédéraliste mais ça se comprend, c’est une station canadienne. J’aimerais seulement que Télé-Québec soit aussi agressive pour vanter les bienfaits d’un Québec indépendant.

Je reviens aux trophées Artis.
Entre nous, si ce trophée était dédié aux meilleurs, aux plus compétents, aux plus expérimentés et surtout aux plus efficaces, je ne suis pas certain qu’une Sophie Thibault tiendrait le coup devant une Céline Galipeau. Mais ceux qui votent ont élu madame Thibault !!!!!

Quand un animateur de la trempe de Denis Lévesque remporte un tel trophée on est en droit de se demander ce qui se passe dans ce pays. Ce gars là remporte un trophée devant un Charles Tisseyre ??? devant un Jean-François Lépine ??? vraiment, je ne comprends pas, sinon que nous sommes vraiment mal pris avec ce genre de voteurs et voteuses et encore plus avec ce genre d’animateur.

Comme l’a souligné Guy A. Lepage, il n’était pas difficile pour Radio-Cadenas de remporter le trophée d’animateur/animatrice de magazines culturels et talk show – puisque les trois candidats étaient tous de cette station. Évidemment,TVA ne produit pas de talk-show; il a perdu France Beaudoin et il ne semble pas trouver un candidat ou une candidate pour mener à bien ce genre de boulot.

Pour animateur / animatrice d’émissions de jeux, dur dur de battre Véronique Cloutier ou Patrice L’Écuyer. Un Charles Lafortune plus populaire ??? ok, mais jamais aussi bon que les deux premiers.

Mariloup Wolfe, Claude Legault, Sophie Prégent (un peu loin ses émissions, mais bon…) Éric Salvail…(hum, très bon show – je l’ai vu deux fois… mais le mec n’est pas si bon animateur…) ok pour ceux-là, je pense qu’ils méritent leur trophée.

À mon avis Guylaine Tremblay que je considère excellente actrice, et tellement gentille et sensible, mérite tout ce qu’elle gagne, mais il me semble que trop c’est trop et qu’une fois qu’un artiste a gagné dans une catégorie trois ans de suite, s’il est choisi la quatrième année, on devrait lui donner un trophée hommage et nommer le numéro deux de cette année-là pour recevoir le trophée.

Le seul pour qui je n’ai rien à redire, c’est Patrick Huard. Il a eu une sacrée année, il est excellent, gentil, efficace, drôle, humain, compréhensif et il a joué un grand rôle dans Star Académie (vous voyez, je regarde parfois TVA, surtout parce que ma femme veut voir ça, mais j’admet que cette année, je m’y suis plu et amusé, même si je trouve effrayant toute cette convergence. Disons qu’avec le Parrain dans la place, ils ont eu une chance terrible pour aller chercher des vedettes internationales.). Patrick a toutes les qualités et je suis très très heureux pour lui.

Bref, pourquoi persister dans cette voie de produire une émission (TVA) et faire semblant que nous sommes en véritable démocratie. Oui, TVA est populaire et ces trophées sont populaires, populistes, alors disons le, mais ne faisons pas semblant d’accueillir des artistes et artisans des autres stations en laissant croire à la population qu’un concours de la sorte s’adresse à tout le monde. Il ne s’adresse qu’à l’auditoire de TVA. Si tel était le contraire, cette émission serait diffusée simultanément sur toutes les chaînes.

Bravo aux vainqueurs, pour certains, vous avez de la chance, pour d’autres du mérite, soyons bons joueurs, mais ne soyons pas dupes. Ce show, c’est un show TVA.

Les sacs de plastique à 5 cennes.

Dimanche, 26 avril, 2009 by lepianistesolitaire

Ainsi les grandes épiceries nous taxent les sacs de plastique à 5 cennes.

Après tant d’années à encourager l’usage des sacs de plastique, est venu le temps de sensibiliser les clients à l’écologie. Les sacs recyclables sont apparus. Les gens s’y sont habitués, un peu comme pour les guichets automatiques dans les banques et caisses populaires. Une fois bien habitués, la facturation n’a pas tardé à faire son apparition. Maintenant nous payons pour utiliser les guichets et nous payerons désormais pour utiliser les sacs de plastique.

Je suis contre les frais pour l’usage des guichets, c’est un vol déguisé, une exploitation du système capitaliste. Les banques font des milliards de profits en extorquant les plus démunis, car ce sont eux qui payent le plus de frais. Cependant, je ne peux pas être tout à fait contre les frais pour l’usage de sacs de plastique. Mais je voudrais porter mon propos sur une autre aberration de ces grandes entreprises qui ont le don de toujours faire porter l’odieux sur le dos des consommateurs.

Oui, les sacs de plastique ça pollue l’environnement. Mais qu’en est-il des satanées circulaires que nous acheminent les grandes entreprises d’alimentation, comme d’ailleurs, tous les commerces gros comme petits, bourrant nos boites à lettres, décrochant nos poignées de porte ou nos piquet de clôture. J’en ai vraiment ras-le-bol de cet usage effréné de papier qui se retrouve à la poubelle ou tout au mieux dans le bac de recyclage chaque semaine. Recycler c’est bien beau, mais ça ne donne pas des arbres. Mangez un castor, sauvez des arbres! Mais si nous cessions de nous occuper des circulaires et qu’au lieu de les recycler dans nos bacs, nous les remettions à la caisse de notre super marché ou les remettions dans les boites aux lettres de Postes Canada qui nous les enfourne dans nos boites à nous? Et si nous nous attaquions à ceux qui sont la cause de cette pollution plutôt que de jouer leur jeu et mettre nos papiers au recyclage? Car il est bien évident que les circulaires ne cesseront que lorsque nous emmerderons royalement les initiateurs de ces trucs de merde en publicité.

Ce qui est le pire dans tout ça, c’est que trop souvent ces mêmes entreprises qui nous inondent de leurs publicités papiers, ont le culot d’insérer ces satanés papiers dans des “sacs de plastique”

QUAND JE VOUS DIS QUE NOUS DORMONS AU GAZ DEVANT TOUTES CES IGNOMINIES DU SYSTÈME.

L’église de Saint Eustache, Qc.

Samedi, 11 avril, 2009 by lepianistesolitaire

eglise-saint-eustache

 

 

 

 

 

 

Photo tirée du site:

Patriotes Saint-Eustache (Québec)
http://www.patriotes.cc     http://www.patriotes.org

 

Aujourd’hui, se rassemblent, plusieurs individus dont l’objectif est de sauver l’église de Saint Eustache qui éprouve des difficultés financières et qui pourrait fermer et même être vendue ou donnée faute d’argent pour l’entretenir. Mais comment se fait-il que cette  église devenue depuis 1970, monument historique, ne reçoive pas plus d’aide de la part des gouvernements de ce pays afin de maintenir ce monument en bon état et libre de dettes. 

Évidemment, c’est un monument historique qui rappelle encore une fois l’odieux de gestes posés par l’envahisseur de ce pays. Dans le contexte contemporain, un gouvernement qui n’est pas d’obédience indépendantiste, qui est surtout aplaventrit devant les descendants de ces envahisseurs d’alors, se retient probablement de poser ce geste. Mais rappelons brièvement les circonstances qui ont faites que cette église se méritait haut-la-main la reconnaissance de monument historique.

Un peuple immigre en ce pays entre 1608 et 1760. Ce peuple, venu de France, fonde sur ces terres un pays qui grandit durant 152 ans, et vit en paix avec les différents peuples autochtones à qui appartient ce même pays. La vie va; amérindiens et français, vivent ensembles, font des affaires ensembles et tous sont libres d’aller et venir, de commercer et de fraterniser.

Un jour, les Britanniques envahissent ce pays par la force et asservissent ce peuple. Ils laissent les Français et les Canadiens (qui sont les descendants des Français, mais nés ici) utiliser leur religion et leur langue, mais les contraintes sont grandes et l’anglais prédomine. Même si les lois demeurent les lois françaises, les tribunaux sont anglais. Le gouvernement est anglais et les droits des canadiens sont bafoués sans cesse. Pour les autochtones, ont sait ce qui les attend. Ils seront confinés dans des réserves, de très petites réserves par rapport à ce grand pays qui était le leur. Les Canadiens eux, sont aussi confinés dans une réserve; c’est le territoire du Québec que l’on définira par l’expression avilissante de BAS CANADA.

Aux environs de 1835, les Canadiens  en ont marre des abus de l’envahisseur. Ils réclament 99 résolutions pour améliorer leur sort. Elles sont toutes refusées. Un sentiment de révolte se fait sentir. Un peuple qui fut agressé par un autre sans raison aucune, tente de se défendre et on l’agresse à nouveau. Il n’y a aucune raison morale pour justifier une attaque envers un autre peuple. Aucune raison ne justifie qu’après une victoire sur ce peuple suite à une agression gratuite, l’agresseur poursuive son agression envers le peuple agressé. Aucun droit ne permet à l’agresseur de demeurer dans le pays agressé. Et pourtant c’est ce qui se passe en ce pays et en 1837, le peuple se révolte. Mais l’agresseur désire conserver son emprise sur ce peuple et il prend des mesures extrêmes, au moyen de son armée puissante et réprouve cette révolte manu-militari, en tuant, violant, agressant ce peuple, en brûlant ses maisons, ses terres, ses récoltes, en emprisonnant des centaines de personnes et en pendant plusieurs initiateurs de cette révolte tout en exilant plusieurs d’entre ceux qui auront la vie sauve après un procès bidon.

Plus de 150 Patriotes se réfugient dans l’église de Saint Eustache, laquelle est bombardée par les canons de l’envahisseur et incendiée alors qu’elle est remplie d’hommes, de femmes et d’enfants. Quand les assiégés décident de se rendre, ils sont mitraillés et  Jean-Olivier Chénier, un chef patriote est tué de deux balles alors qu’il tente de s’enfuir. Ce crime odieux fut considéré et est toujours considéré aujourd’hui comme un geste normal de défense que l’envahisseur dut prendre envers les révoltés. 10 soldats envahisseurs et 70 patriotes ont perdus la vie dans cette bataille.

Cette  église fait partie intégrante de l’Histoire de ce pays, de ce peuple qui tente depuis 250 ans bientôt de reprendre sa liberté. Cette église a écrit une page d’histoire de ce peuple, de ce pays. Il me semble que le gouvernement se doit enfin de reconnaître ce fait et de fournir les fonds nécessaires à la préservation de cette église  qu’il a définit comme MONUMENT HISTORIQUE. Qu’est-ce qu’il faut de plus au gouvernement pour prévoir dans ses budgets des sommes nécessaires à la préservation et la conservation des monuments historiques de ce pays? Qu’il prenne exemple sur la France qui n’abandonne pas son Histoire et ses monuments. Ici, on est plutôt porté à créer des comités d’études, des tables de concertation, des comités élargis… ben oui, élargissons les de manière à ne jamais prendre de décision. Me semble que c’est pourtant assez simple. 

Pendant ce temps, nous devons vivre avec plein de monuments à l’hommage de nos envahisseurs, de nos agresseurs. Plein de villes, de parcs, de boulevards, d’aéroports, de rues, d’édifices, de colonnes, sont là devant nos yeux pour nous rappeler que d’un peuple libre, nous sommes devenus un peuple asservi, dont la langue et la culture sont menacés et nous devons souffrir ça en plus de voir nos monuments représentant une grande signification dans notre situation d’agressés, ne pas être protégés correctement.

 Attention! Il n’est pas question de mêler religion et Histoire.
Je parle de l’église de Saint Eustache en tant que monument historique relié à la bataille de Saint Eustache et non en tant que lieu de culte pour les catholiques. Ne mêlons pas tout afin de trouver une porte de sortie. Cet édifice est un monument historique parce qu’il fut au centre d’une guerre envers le peuple.

Un nouvel ordre mondial!

Jeudi, 9 avril, 2009 by lepianistesolitaire

Et voilà! On y arrive, lentement, mais sûrement.

Il n’est pas étonnant que l’on soit à l’aube d’un nouvel ordre mondial. On se sert de tout. On a commencé ça en 2001 avec les événements de New-York. Il y a longtemps que ça se parle. Il y a longtemps que ça se prépare. Il semble que l’on soit sur le point d’y arriver. Je me souviens quand j’étais jeune, il y avait des films à la salle paroissiale qui parlaient de forces du mal et de police mondiale.

Les films ne sont jamais loin de la réalité. La réalité dépasse la friction dit-on. On en est là, on veut créer un État-Unique, un État-Central, on nous rabâche la tête avec l’idée de nous unir pour mieux gérer. Il fut un temps où il fallait avoir de petites organisations, c’était plus familier, plus chaleureux, plus facile à gérer. Plein d’entreprises alors, se scindaient. Puis, ce fut l’inverse, on assistait à des fusions, à des unions visant à grossir de plus en plus les organisations, voire, les pays. Il suffit de songer à l’Union Européenne, à l’Aléna ou aux espoirs de réunir le Nord et le Sud dans un commerce lucratif. On s’est mis à parler de mondialisation.  Même si l’URSS a sombré, on dit que c’est parce que son système financier n’était pas le bon, il aurait fallu qu’il soit capitaliste. Mais depuis quelque temps, le système capitaliste a foiré lui aussi.

Mais a-t-il foiré parce qu’il était capitaliste ou parce qu’il était “fricaliste”

Car on le sait, maintenant que nous savons tout dans les secondes où ça se produit. On le sait que l’argent mène le monde. Ha! vous ne le saviez pas ? Bon, ce n’est pas grave. Vous le savez maintenant. 

Donc, pour faire plus de fric il faut grossir, devenir plus gros que le boeuf. Tiens, une grenouille n’a pas déjà essayé ça? Mais personne ne voit ce qui se passe. Personne ne croit que c’est parce que la mondialisation est survenue que tout va mal maintenant dans le monde. Personne ne réalise que si on avait de petites organisations, certains feraient moins de fric, mais tous les autres vivraient mieux. Pourquoi les denrées alimentaires sont-elles si chères depuis quelque temps? Pourquoi on fait de l’éthanol avec du maïs alors que des millions d’individus qui s’en nourrissaient auparavant, ne mangent plus, car le maïs est trop cher, depuis qu’il entre dans le pétrole.

Un nouvel ordre mondial pour dicter des normes, mettre des règles, pour aider à la relance économique. OK pour le moment, ça semble logique. Mais qui est-ce qui a foutu le système par terre? Les riches. Et qui est-ce qui veut un nouvel ordre mondial? Les riches. Ha! ils ne le demandent pas. Actuellement ce sont les gouvernements qui le demandent. Mais au nom de qui demandent-ils ce nouvel ordre mondial? Nous, les pauvres, n’en avons que faire de ce nouvel ordre. Pourquoi s’impose-t-il maintenant? Et que cache ce nouvel ordre? Demain, nous devrons montrer pattes blanches dans combien d’autres domaines? Nous traversions la frontière américaine sans passeport auparavant. Plus maintenant. 

Les entreprises multinationales viseraient-elles l’abolition des pays pour arriver à un État-Unique et donc, à contrôler les lois, rendre plus facile les entourloupettes, les “lobbies”, les contrôles sur les dirigeants.Un gouvernement mondial, une armée mondiale, une devise mondiale, une dictature financière mondiale, puis une dictature tout court. Il me semble que tout concorde à faciliter les choses pour ceux qui veulent encore plus de fric et se remplir encore plus les poches. Attention! La centralisation des pouvoirs dans les mains de quelques individus ce n’est pas rigolo. Ça semble beau actuellement, car on se dit que ça va caser ceux qui nous ont foutus dans le trouble. Mais est-ce que vraiment ça va caser ces mecs là, où si ça ne va pas caser le monde entier et laisser libre cours à ceux qui veulent tout contrôler.

Je suis sceptique. Mais pas une fausse, non, la vraie fosse sceptique c’est ce qui nous attend au bout du compte.

L’éthique, les tics ou les tiques.

Mercredi, 8 avril, 2009 by lepianistesolitaire

Quelle différence y-a-t-il entre les trois? Aucune.

En 2003 la ministre Jérôme-Forget promettait un commissaire à l’éthique. 
Nous sommes en 2009 et pas de commissaire à l’éthique à l’horizon. 

Le gouvernement Charest voulait deux mains sur le volant pour mieux diriger le Québec. Ha! oui!
Et qu’en est-il de sa direction. À croire que ça lui prendrait des cours de conduite, car le volant, il ne semble pas savoir s’en servir.
Deux mains sur le volant. Deux pieds sur les freins. Le char en double sur le boulevard des Indécis.

C’est pathétique.
Comment ce gouvernement peut-il encore regarder les citoyens en face sérieusement, sans se mettre à pouffer de rire. C’est absolument incroyable cet immobilisme et pourtant, malgré tout ce qu’en disent les journalistes, rien ne bouge. Tout va comme si tout allait fort bien dans ce pays. Plus j’entends les questions qui sont posées aux politiciens par les journalistes, moins j’entends de réponses franches et précises. Toujours la même langue de bois, qui s’accentue de plus en plus d’ailleurs. À croire que la seule et véritable expérience dont peuvent s’enorgueillir les politiciens de nos jours, soit celle de la langue de bois. Dans ce domaine ils sont passés maîtres, de véritables professionnels. Voulez-vous bien me dire pourquoi nous en sommes rendus là? Est-ce normal que nos élus nous ridiculisent à ce point. Est-ce moral rire de ses commettants? Peut-on aujourd’hui, faire n’importe quoi? Il me semble qu’un minimum de politesse serait de rigueur. 

Double rémunération pour les politiciens, embauche rapide de hauts fonctionnaires, ministres en poste qui se négocient des contrats de travail avec des entreprises privées, politiciens qui naviguent en eaux troubles, et patati et patata… Comme si de rien n’était. Pas même les tics qui devraient pourtant animer certains individus devant autant de démonstrations de peu de foi. Pas même de tiques qui les feraient se gratter au moins la cervelle pour trouver quelques raisons, mêmes farfelues, pour justifier leurs actes.

Que restera-t-il aux générations suivantes?
La disparition des qualités morales et humaines dans ce monde minable où le fric a remplacé le coeur conduira nos sociétés vers l’abîme.
Nous sommes sur la pente raide de la descente à grande vitesse exponentielle.

Réveillez-vous bande d’endormis.  Il me semble qu’il y a suffisamment de sons de cloches pour que votre réveil sonne. Etes-vous sourd? Branchez votre appareil auditif! Croyez-vous que ce soit aux autres à faire quelque chose?

Décourageant!

Vous  ne vous demandez pas pourquoi le métier de politicien est le moins respecté dans le monde?
Vous ne vous demandez pas pourquoi la population n’a plus confiance en vous?
Vous ne vous demandez pas pourquoi les gens ne vont pas voter?
Vous ne vous demandez rien?
Vous ne vous interrogez jamais?
Vous croyez que vous faites un boulot formidable?
Vous êtes toujours capable de vous regarder dans un miroir?

Hum!

Ethique et tac, et tic et tac, et tique et pic et pic et colégramme.

À quel point sommes-nous responsables des abus financiers?

Mercredi, 1 avril, 2009 by lepianistesolitaire

Un Monsieur se remplit les poches de 21 millions de dollars en quittant l’entreprise qu’il dirige. 
Ça se passe au Québec, pas à New-York ou Détroit ou Chicago, non,  au Québec, chez-nous.
Mais qu’est-ce qui justifie qu’un haut dirigeant d’entreprise reçoive autant d’argent en quittant ses fonctions.
Rien! Seule une machination orchestrée par ceux et celles qui en profitent, en profiteront ou espèrent en profiter un jour, peut expliquer ce genre d’action.
Il y a là une sorte de collaboration; on se ferme les yeux, on refuse de voir ou alors on est tout simplement complice de ces gains faramineux inexplicables et inacceptables.

Et les actionnaires? Où sont les actionnaires qui dénoncent ce genre de dispersion des profits, de leur argent. 
Car il ne fait aucun doute que ces millions sont pris à même les profits qui devraient en principe revenir aux actionnaires.
Le Robin-des-banques qui fait des pieds et des mains pour renseigner les actionnaires, crie-t-il dans le désert?
Pourtant, il crie depuis longtemps, Mais il semble bien qu’on soit devant une assemblée de sourds, car personne n’entend. Oups! je m’excuse, pas devant une assemblée de sourds, non, eux ils liraient sur les lèvres et comprendraient. On est plutôt devant une assemblée qui n’entend rien, qui n’écoute pas, et/ou qui refuse d’écouter. Mais oui, c’est normal puisqu’il n’y a jamais personne dans ces assemblées, personne sauf peut-être ceux qui sont d’accord avec les principes de donner autant d’argent aux hauts dirigeants.

Vous direz que ce ne sont pas nos impôts. Parfois! Sauf que ça existe aussi ce genre de primes de départs dans la fonction publique ou chez les dirigeants des sociétés d’état. La preuve, le nouveau président de la Caisse de dépôt et placements du Québec, a récemment renoncé à sa caisse de retraite et sa prime de départ.

Je serais curieux de connaître ce que recevront les dirigeants de Loto-Québec, Hydro-Québec, la S.A.Q., Sidbec, la Société générale de financement, la Société de développement industriel, la Société québécoise d’exploration minière, la Société de développement de la Baie James et la Société québécoise d’initiatives pétrolières quand ils quitteront leur poste.

Il est temps que le monde se réveille. Il est plus qu’évident que ce genre de comportement a contribué à mettre le système économique capitaliste en danger. Il est honteux de constater que malgré la crise actuelle et les milliards de dollars qui sont investis dans le renflouement d’entreprises, on constate qu’il y a encore ce genre d’abus de la part de certains individus. Il est impératif que les actionnaires se décident à assister aux assemblées et votent sur les propositions afin de contrer ces salaires et primes de toutes natures, exorbitantes et que les dirigeants soient payés correctement mais pas exagérément.

Il en devrait aller de même pour les acteurs de cinéma, les sportifs professionnels et tous ceux qui gagnent des millions de dollars pour quelques heures de travail.
Si seulement j’étais président de la ligue nationale de hockey par exemple, je rallierais tous les propriétaires de la ligue pour nous tenir ensemble et décider que plus jamais un joueur de hockey ne recevra plus de 500,000$ de salaire par année, point final. Il y a des milliers de joueurs aussi talentueux que ceux présentement dans l’alignement de ces clubs qui ne demanderaient pas mieux que de jouer pour 1/2 million par année. Le prix des billets baisserait, les amateurs seraient heureux de payer moins cher, les arénas seraient remplis à craquer et nous aurions du aussi bon hockey.
La preuve: les joueurs des clubs juniors offrent très souvent un meilleur spectacle que ceux de la L.N.H.

Si les actionnaires prenaient en main la destinée de leur fric, ils gagneraient plus d’argent, eux aussi, tout en ayant des entreprises toutes aussi performantes. Car entre nous, est-ce que les dirigeants qui se sont tapés des millions de primes ont tous été très performants? Si beaucoup l’ont été, bien d’autres n’ont pas été à la hauteur et ont quand même  bénéficié de grosses primes. J’osersais même dire que souvent, ceux qui se tapent des millions en salaire sont ceux qui demandent aux employés de se serrer la ceinture, diminuer leur salaire et leurs conditions de travail. Curieux, non?

Je conclue que nous sommes vraiment responsables des abus quand nous laissons faire, quand nous ne nous impliquons pas dans la gestion alors que nous en avons la possibilité. C’est comme ne pas voter. On laisse la voie libre aux profiteurs. Il faut faire ses devoirs ou en subir les conséquences. Malheureusement, les profiteurs savent que l’Humain est paresseux, ils le savent trop bien et ils attendent, ils profitent, ils vont le plus loin possible, très loin parfois, trop loin souvent et puis quoi… personne ne rouspète… pourquoi se priver.

Montréal, où vas-tu donc?

Dimanche, 29 mars, 2009 by lepianistesolitaire

Aujourd’hui, je veux vous parler de Montréal.
Montréal c’est ma ville, j’y suis né. Je ne suis pas qu’un Montréalais, je suis aussi un Montréaliste.
Pour moi, c’est une des très belles villes du Monde. Oups! Non…. c’était une des plus belles villes du monde.

Malheureusement, Montréal périclite.  Elle qui fut la métropole du Canada, se fit supplanter par Toronto, puis supplanter encore de diverses manières, que ce soit par son club de baseball, par la Bourse, ou même par le hockey, à croire que les Maple Leafs sont meilleurs que le Canadien.

Pourquoi Montréal décline-t-elle à ce point?

Vous savez comme moi les nombreuses raisons qui font de Montréal une ville de plus en plus laide. La première étant ses nids-de-poules, ensuite la propreté, puis son manque de rigueur, son incapacité d’être bien gérée, sa pseudo démocratie qui emprisonne et empoisonne tout changement.

Montréal était du temps du Maire Drapeau, un fleuron. Drapeau a mis Montréal sur la carte du monde. Il l’a mise aussi sur la carte ” de crédit” avec ses idées de grandeur, son stade faramineux, mais au moins notre petit Jean, c’était un grand homme avec des idées d’avenir, des projets rassembleurs. Il était connu comme “Jos-Bras-de-Fer”, il avait de la poigne et savait conduire une équipe vers la victoire. Il a fait de très grandes choses à Montréal, il a fait Montréal.

Des Jean qui ont dirigés dans ce pays, aucun n’a et n’a eu la stature de Jean Drapeau.

Bon! Regardons maintenant vers l’avenir. 
Il serait temps de s’occuper de Montréal sérieusement.
Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement du Québec laisse aller cette ville dans le marasme actuel. En fait, je m’en doute bien. C’est le résultat de décisions incompétentes, de décisions complaisantes envers les ti-z’amis du pouvoir, envers les anglos de Montréal qui voulaient préserver leur territoire, qui refusent de s’intégrer à la culture française, se croyant menacés alors qu’ils nous menacent grandement plus. Ça ne prend pas la “tête à Papineau” pour comprendre que dans une Amérique anglophone, jamais un Québec francophone ne menacera la “culture” anglaise.

Mais suite à la fusion des villes de l’Île de Montréal, les frustrations se firent entendre de ceux qui ne voulaient pas de “une île une vile” concept initié par Jean Drapeau lui-même et auquel il n’a jamais pu donner suite, contré en ce sens par le gouvernement toujours. Pourtant quel beau principe que celui de “une île une ville”. 

Jamais un gouvernement n’aura été aussi efficace que l’ex-Communaurté Urbaine de Montréal. Elle regroupait une certain nombres de services, comme la Police, l’Évaluation, l’Assainissement des Eaux, etc. Ces services étaient dispensés à toutes les 29 municipalités de l’île de Montréal avec une efficacité hors du commun, avec une gestion serrée, sans dépenses inutiles. Cette supra structure, quoique décriée encore par les mêmes frustrés, a démontré durant ses 25 ans de services qu’elle était de loin le meilleur gouvernement qu’une ville pouvait avoir. Cette entité était dirigée de main de maître, par tous ceux et celles qui y ont oeuvré. Elle était dirigée par une formidable équipe de cadres et grâce au personnel travaillant, heureux, dévoué et enthousiaste, le travail était effectué presque à la perfection. Même les syndicats, celui des bleus entre autre, a vanté les mérites de gestion de la C.U.M. Alors pourquoi démembrer une telle organisation pour aller vers un marasme comme celui de la Ville de Montréal actuellement.

Le gouvernement Charest, pour se gagner des votes, a promis le retour en arrière. Des promesses faites par ce gouvernement, il semblerait que celles qu’il adore tenir, sont les retour en arrière. Une fois élu, les fusions furent défaites. Vous me direz “aux votes”, oui, mais jamais il n’aurait fallu permettre ces défusions. Pour une fois, il y avait unité dans le commandement d’un gouvernement qui de toute manière offre des services à l’ensemble des citoyens de l’île. Alors pourquoi défaire ça. Depuis, on assiste au déclin de cette ville qu’est Montréal. Rien ne va plus. On tergiverse, on n’arrive jamais à un consensus, il y a une structure que je qualifierais de “communiste”, en ce sens que l’on a des centaines de dirigeants pour une ville de 1,5 millions d’habitants. Plein d’arrondissements avec des maires, des conseillers, des adjoints, du personnel administratif, une armée quoi et que l’on doit payer cher, qui demande des ressources financières qui manquent déjà terriblement et alors, au lieu d’offrir des services avec les taxes, on engraisse une armada de fonctionnaires inutilement. Et je ne parle pas de ceux qui travaillent à offrir des services, je parle de gens qui “administrent” et qui sont dix fois trop nombreux. 

On a depuis les dernières années, attrapé le virus de la “consultite”. Plein de grands projets n’ont jamais pu naître de ces “consultites”, je ne pense qu’au projet du Cirque du Soleil. Je suis d’idéologie démocrate, je crois que les gouvernements doivent diriger en fonction des aspirations du peuple et non de leurs propres idées vouées le plus souvent à l’enrichissement des pourvoyeurs de fonds à leur caisse électorales. Mais je crois aussi que des grands projets doivent avoir un “leader” d’envergure pour bien aller de l’avant. Le maire Drapeau était de ce genre d’homme, mais malheureusement, on n’en trouve plus des comme lui. Nommez moi z’en un seul! Je veux un nom.. vous avez bien lu que je ne demande pas des noms, je n’en demande qu’un seul, car je sais que même là vous n’en trouverez pas. C’est ça le malheur de Montréal et je dirais même du Québec. Pourtant, malgré son style hétéroclite, la ville de Québec s’en est trouvée un en la personne du maire Labaume. Rira bien qui rira le dernier.

Alors! Il est urgent de se réveiller.
Le gouvernement est bien conscient que ça ne va plus à Montréal. Il faut un coup de barre dans la bonne direction. Pourtant, Monsieur Charest a demandé presqu’à genoux qu’on lui mette les deux mains sur le volant pour, disait-il, pouvoir diriger efficacement. Il serait grandement temps qu’il démontre ce qu’il peut faire, maintenant qu’il le tient à deux mains ce volant. Jusqu’à maintenant, il me semble qu’il le tienne bien à deux mains, mais le “char” est arrêté en double et il a les deux pieds sur les freins.

Il faut remettre de l’ordre dans Montréal. Il faut revenir à ce concept d’une île une vile” au plus sacrant. Il  faut dégraisser l’appareil gouvernemental de Montréal.  Un maire, un conseiller par arrondissement, point final. Le maire et les conseillers dirigent comme toutes les autres villes du Québec, en conseil, tous ensembles. S’il y a des conseillers dans l’opposition, parfait, la démocratie sera entendue, mais de grâce, ceux qui seront dans l’opposition, travaillez de concert avec ceux au pouvoir afin de permettre une saine gestion. Ayez en tête le bien des citoyens et non pas vos idées personnelles. Travaillez pour que la ville grandisse et vous grandirez par le fait même. Il me semble que ce principe soit oublié ou ne fut jamais connu auparavant. Pourtant c’est d’une évidence. Si on travaille pour le bien commun, on ne peut que grandir dans l’organisation. Je dirais que c’est comme ça que la C.U.M. travaillait.

Quand Montréal sera une ville unifiée sur l’île de Montréal et qu’elle sera dirigée par une équipe modeste ayant pour objectif le mieux-être de la population et l’épanouissement de cette ville, alors verrons nous déboucher des projets rassembleurs, qui permettront aux élus d’avoir le soutien de la population. Les gens voudront vivre à Montréal, pas la quitter. Quand on offrira à Montréal ce qu’il y a de mieux, ou d’exceptionnel, les touristes afflueront, mais aussi les Québécois qui vivent hors la ville. Peut être alors que l’on pourra entrer gratuitement au lieu de se faire égorger par d’éventuels péages sur les ponts, ou des arnaques de contraventions, des exploitations de tarifs exorbitants dans les parcomètres, des nids-de-poules à défoncer nos autos. Peut-être viendront de partout des citoyens de ce pays, en transport en commun efficaces qui libéreront les voies publiques. Qui sait?

Moi je le sais. Je sais que si Jean Drapeau était encore ici, on n’en serait pas là.
À quand, un homme ou une femme déterminé, plein d’idées nouvelles et avant-gardistes, rassembleur, pour diriger une telle ville. À quand un premier ministre efficace et responsable, audacieux, courageux, qui prendra le beau risque. Oups! Non, je comprends maintenant, le beau risque, ça appartient à un autre parti ça…

Pourtant! Ce serait si facile. Il suffit au départ, d’y croire, ensuite d’oser.

Sommes-nous restés caves?

Mercredi, 25 mars, 2009 by lepianistesolitaire

Qu’est-ce qu’on fait devant la situation économique actuelle?

Comment doit-on nous comporter envers les événements qui nous bousculent?

Il me semble que nous avons suffisamment procrastiné depuis 1760, non?

Il me semble que nous avons atteint le fond du baril de merde que les Québécois croient ordinairement devoir bouffer pour gagner leur ciel?

Pourtant, en 1960, il y aura bientôt “50 ans”, nous avons mis un holà à la culture judéo-chrétienne qui nous laissait croire que nous étions nés pour un petit pain, que nous descendions de porteurs d’eau et que nous devions nous borner à la revanche des berceaux.

Il me semble qu’à l’ère d’Internet, des i-phones, i-pods, des GPS, nous pourrions mieux nous aligner que ça sur le progrès, sur l’avenir. Il me semble qu’avec l’accès aux nouvelles planétaires, aux images instantanées du coin le plus reculé de la Terre, quand ce n’est pas le coin le plus éloigné de l’Univers, nous sommes suffisamment renseignés, allumés pour avoir un comportement vachement plus adulte, responsable, que celui que nous affichons.

Sommes-nous des mauviettes? Allons-nous nous laisser plumer comme de vulgaires volailles, sans rien dire, sans nous défendre, sans demander des comptes aux “plumeurs professionnels”?

Claude Péloquin n’a-t-il pas écrit : “Vous n’êtes pas tannés de mourir, bande de caves?” 
Ça fait bien 40 ans de ça!

Dites-moi si vous croyez que nous avons changé?

Quelques-uns oui, mais pas la majorette silencieuse, alors non, la majorette silencieuse, elle est restée cave. 
Elle se laisse toujours embobiner et pas à peu de chose près, non, profondément, au plus profond de son fond.

Si tel n’était pas le cas, dites moi comment des Maddoff, des Lacroix, des banques, des compagnies d’assurances, des pétrolières, des gestionnaires d’entreprises privées ou de la Couronne, des organisations de toutes natures, se remplissent les poches et remplissent celles de leurs familles, amis et comparses, quelquqes-uns en fraudant honteusement, les autres en siphonnant notre argent de toutes les manières, par des hausses de prix inadmissibles, par des profits exorbitants, par des primes faramineuses sans justifications autres que celles qu’ils ont un contrat qui leur a été signées par leurs ti-n’amis et que conjointement ils se grattent le dos, se congratulent, se lèchent le cul et s’enrichissent mutuellement.

Dites moi pourquoi ensuite, quand la Bourse dégringole, qu’il n’y a plus d’argent nulle part, dites moi pourquoi il faut renflouer ces profiteurs avec nos impôts, pour leur permettre de se graisser encore mieux, de s’acheter des jets, se procurer des hangars modernes et luxueux, pour assister à des réunions à demander des milliards de fonds publics en s’y rendant en jet privés et s’octroyer encore des primes au rendement.

Dites moi pourquoi nous laissons s’en tirer un gouvernement qui ne tient pas ses promesses, qui ne fait que des études, des commissions d’enquêtes, des tables de concertations, des réunions inutiles, qui traîne en longueur tout ce qui devrait être fait depuis des années, comme la 30, le CHUM, les viaducs, l’échangeur Turcot, les routes, le réseau de la santé, l’éducation, la ville de Montréal ingérable à cause de politiques protectionnistes des votes. Qui nous dit une chose un jour et son contraire le lendemain, promet qu’il n’y aura pas de déficit et ensuite nous dit qu’on aura 3 à 5 ans de déficit, qui ne connaît pas les pertes de la Caisse de dépôt alors que l’opposition leur donne le chiffre, en même temps que le gouvernement s’esclaffe et ridiculise l’opposition. Ce gouvernement nomme des gestionnaires décriés de tous, paye des salaires avec de grosses augmentation pour les gestionnaires qu’il nomme en temps de crise.

Si nous n’étions pas des caves, personne n’oserait nous traiter ainsi, agir ainsi.

Quand?  Quand prendrons nous conscience de ce fait et surtout quand aurons nous suffisamment de volonté pour exiger que tout cela cesse?
Quand aurons nous suffisamment mangé notre quota de merde pour être rassasiés et exiger enfin de manger de la moulée?

Car s’il s’avérait que nous ne soyons pas caves, alors il serait évident que nous avons cessés de produire de l’histamine, nous dormons.

Souhaitons si tel est le cas, que nous dormions jusqu’au stade 4 du sommeil. Nous serons peut-être confrontés à quelques terreurs nocturnes, mais cela ne devrait pas nous effrayer, habitués que nous sommes aux terreurs diurnes actuelles. Nous pourrions nous confronter à quelques états somnambulistes, mais là aussi, marchons nous de jour, en somnambules depuis longtemps. L’espoir réside surtout dans le fait qu’au stade 4 du sommeil, ont lieu les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance. Peut-être qu’enfin, nous pourrions envisager croître en adultes responsables et exigeants, qui refuseraient de se laisser embobiner comme avant.

Je suis de retour!

Mercredi, 25 mars, 2009 by lepianistesolitaire

cafe_du_matin1Salut! Voilà, je suis de retour. J’ai quitté ce plateau depuis quelques temps, persuadé que je n’avais plus rien à faire ici. Pourquoi? Parce que j’ai cru un moment que c’était inutile de vouloir changer le monde. Que c’était chose impossible.

Que ma soif de justice ou de mondes meilleurs me semblaient tout à coup utopiques. En fait, c’était vrai. J’écrivais dans le moule de mes idoles. Je dénonçais, avec rage parfois, car comment accepter les Maddoff de ce monde. Comment accepter que le peuple soit pris pour des imbéciles par les politiciens, par les détrousseurs professionnels de ce monde qui ont mis le système économique capitaliste par terre et une fois étendu dans la “sloche” ils le piétinent encore, espérant lui extraire le reste de sang qui coule dans ses veines. Nous vivons dans un monde qui n’a que le signe de $ tatoué sur le coeur, je dirais même, pas tatoué, mais carrément à la place du coeur.

Alors j’avais décidé de m’arrêter. Ne plus m’en mêler, de cette merde qui entache la société d’aujourd’hui. Anciennement les capitalistes disaient que le communisme était l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Face à ces belles réussites capitalistes des derniers douze mois, je comprends que le capitalisme c’est le contraire.

 

Je suis de retour, mais je compte bien vous parler différemment de tout ce que je constate dans la société de ce troisième millénaire. J’espère trouver les mots justes, non pas ceux de la rage, mais ceux de l’espoir, ceux de l’avenir, ceux qui permettraient à ceux qui restent Humains sur la Terre (et mon coeur me dit que c’est la majorité) se motivent et se mobilisent pour faire savoir aux exploiteurs, aux incompétents qui nous gouvernent, que nous attendons mieux.

Il serait temps que prennent exemple sur un Barak Obama les dirigeants de la planète qui se croient les nombrils du monde.

Dites-moi seulement comment ces gens-là qui laissent aller, qui facilitent la vie aux exploiteurs, peuvent-ils se regarder dans le miroir en se rasant le matin ou même pour quelques-unes, en se maquillant?

Vous savez pourquoi il n’y a pas plus de femmes en politique? Parce que ça décourage de maquiller deux faces le matin.

À demain.